Avis à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un consultant individuel pour servir comme membres du corps professoral de l’unité, Côte d’Ivoire
SOLLICITATION DE MANIFESTATION D’INTÉRÊT
Consultants individuels pour servir comme membres du corps professoral de l’unité
Policy Lab : de l’Académie de gestion des finances publiques pour l’Afrique en vue du renforcement des capacités (formation, dialogue sur les politiques et assistance technique) sur la gestion des finances publiques, la gestion de la dette et la transparence de la dette en Afrique .
INSTITUT AFRICAIN DE DÉVELOPPEMENT
Avenue Joseph Anoma
01 BP. 1387, Abidjan 01
Côte d’Ivoire
- Les pays africains sont confrontés à de multiples défis pour maintenir la stabilité budgétaire, notamment la vulnérabilité croissante de la dette, la mobilisation insuffisante des recettes nationales, la corruption et les flux financiers illicites, la diminution du financement concessionnel, l’augmentation du fardeau économique et social découlant des tensions géopolitiques régionales et mondiales, les répercussions budgétaires héritées de la pandémie de COVID-19, le manque de prudence dans l’utilisation des ressources de la dette et la faible capacité de gestion des ressources publiques. En outre, les pays africains subissent les contrecoups de chocs intérieurs liés à l’environnement, à l’insécurité et aux conflits qui tendent à exacerber la fragilité du continent.
- Ces défis ont eu plusieurs effets négatifs, notamment une baisse importante des recettes budgétaire, une détérioration substantielle des comptes macroéconomiques, une diminution du financement extérieur et un risque accru de stagflation. Des processus budgétaires sains, une mobilisation efficace des recettes, la productivité de la dette, la transparence et la durabilité, la réduction de la corruption et des flux financiers illicites et la participation du secteur privé dans la prestation de services publics, entre autres, sont essentiels pour créer durablement la marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour répondre aux besoins de financement du continent afin d’atteindre les objectifs des plans de développement nationaux des pays et les High 5 de la Banque. Il est évident que la faiblesse des capacités de gestion des finances publiques est l’un des principaux défis auxquels sont confrontés la plupart des pays africains. Il est donc nécessaire d’aider ces pays à accélérer et à renforcer les capacités nécessaires pour leur permettre de gérer leurs ressources publiques d’une manière plus prudente et durable grâce à des programmes appropriés de renforcement des capacités.
- À cette fin, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé la création de l’Académie de gestion des finances publiques pour l’Afrique (Public Finance Management Academy for Africa – PFMA) afin de fournir une formation, une assistance technique et un dialogue sur les politiques structurés, ciblés et spécifiques à chaque pays. L’objectif est de fournir un soutien continu à ses pays membres régionaux en matière de gestion des finances publiques et de la dette. Il s’agit notamment de mettre l’accent sur l’apprentissage entre pairs et l’apprentissage par l’expérience parmi les experts de la gestion des finances publiques dans les pays africains.
- La Banque africaine de développement, par l’intermédiaire de son Institut africain de développement, a mis en œuvre le programme PFMA qui consiste en une formation structurée de 18 mois pour les décideurs et les praticiens, un dialogue régulier sur les politiques avec les décideurs, une assistance technique et un apprentissage entre pairs dans les pays membres régionaux (PMR) sur tous les aspects de la gestion des finances publiques et de la dette. L’objectif principal de ce programme est de renforcer la capacité des pays africains à améliorer la gestion macrobudgétaire en général, et la gestion et la viabilité des finances publiques et de la dette en particulier.
- Pour contribuer à la mise en œuvre du programme PFMA, l’Institut africain de développement invite par la présente les candidats dûment qualifiés à manifester leur intérêt pour la mission suivante : Consultants individuels pour servir en tant que membres du corps professoral de l’unité « Policy Lab » de l’Académie de gestion des finances publiques pour l’Afrique en vue du renforcement des capacités (formation, dialogue sur les politiques et assistance technique) sur la gestion des finances publiques, la gestion de la dette et la transparence de la dette en Afrique
Les consultants individuels doivent faire preuve d’une grande compétence dans les domaines thématiques suivants :
- Mobilisation des recettes nationales.
- Budgétisation et planification et gestion des dépenses (y compris la budgétisation axée sur la performance et les cadres de dépenses à moyen terme).
- Déclaration, gestion et viabilité de la dette (y compris l’analyse de la viabilité de la dette).
- Modélisation et prévision de la politique budgétaire.
- Responsabilité, transparence et lutte contre la corruption et les flux financiers illicites (notamment la gouvernance, la lutte contre la corruption et les flux financiers illicites, le renforcement des institutions supérieures de contrôle et des fonctions de surveillance).
- Rôle des partenariats public-privé dans la gestion des finances publiques (y compris l’approfondissement des marchés financiers).
Les compétences requises pour faire acte de candidature :
- Être titulaire d’au moins un master en économie, en gestion des finances publiques, en administration publique, en gouvernance/science politique, en droit ou dans des domaines connexes, avec une expérience de haut niveau dans la résolution des problèmes de développement dans les pays africains, acquise de préférence dans diverses organisations de développement bilatérales, multilatérales et/ou régionales.
- Un doctorat dans les domaines susmentionnés serait un atout supplémentaire.
- Justifier d’au moins 15 ans d’expérience professionnelle pertinente dans le domaine du renforcement des capacités, expérience professionnelle à responsabilité progressive dans des domaines spécifiques du cycle de gestion des finances publiques (GFP) en Afrique.
- Excellente compréhension de l’écosystème de la gestion des finances publiques, notamment la mobilisation des ressources nationales, la gestion budgétaire, la transparence de la dette, la gouvernance, la responsabilité, le contrôle supérieur d’État, les partenariats public-privé dans le domaine des finances publiques, la gestion de la dette, etc.
- Un intérêt particulier pour les pays émergents et en développement, notamment en Afrique, est vivement souhaité.
- Bonne compréhension des questions liées à la gestion des finances publiques et de la dette dans les pays en développement, notamment en ce qui concerne la mobilisation des recettes nationales, la viabilité de la dette, la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques, ainsi que la lutte contre la corruption et les flux financiers illicites.
- Solide expérience de l’enseignement dans des institutions ou des environnements de premier ordre, connaissance approfondie de l’assistance technique et du dialogue sur les politiques au plus haut niveau possible de l’élaboration des politiques nationales et dans divers environnements de pays en développement, en particulier en Afrique.
- Bonne compréhension des divers défis en matière de développement ainsi que des besoins des pays membres régionaux de la Banque en matière de renforcement des capacités, de connaissances et de compétences.
- Excellentes compétences orales et écrites en anglais ou en français et très bonne connaissance pratique de l’autre langue.
- Être ressortissant de l’un des pays membres de la Banque.
Livrables :
- Les candidats retenus devront, entre autres, participer à la préparation et à la fourniture de matériel de formation sur tous les aspects du cycle et de l’écosystème de la gestion des finances publiques, y compris la mobilisation des recettes nationales, la gestion du budget et des dépenses, la gestion de la dette, la transparence et la durabilité, le renforcement des institutions de contrôle supérieur et de la surveillance, les partenariats public-privé dans la gestion des finances publiques, la politique budgétaire, la modélisation et les prévisions, ainsi que la responsabilité, la lutte contre la corruption et les flux financiers illicites.
- Le consultant participera à des missions de formation, de dialogue sur les politiques et d’assistance technique selon un calendrier et un format (virtuel ou en présentiel) à convenir avec l’Institut africain de développement. Le consultant devra produire des rapports détaillés sur le déroulement des ateliers de formation et d’assistance technique et indiquer les domaines à améliorer.
- Participer à d’autres activités de l’unité « Policy Lab » de l’AGFP et de l’Académie de gestion des politiques macroéconomiques pour l’Afrique (MEMA), selon les besoins.
- L’Institut Africain de Développement invite les consultants individuels qualifiés à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessus. Les consultants individuels éligibles intéressés doivent répondre en fournissant des informations (CV, qualifications, proposition technique de cinq (5) pages maximum, références concernant des services similaires, expérience dans des missions comparables, etc.), sur leur capacité à entreprendre cette mission.
Les critères d’éligibilité, l’établissement d’une liste restreinte et la procédure de sélection seront conformes aux règles et procédures de la BAD pour la sélection de consultants individuels. Veuillez noter que l’intérêt exprimé par un candidat n’implique aucune obligation de la part de la Banque de l’inclure dans la liste restreinte.
La durée estimée de la mission sera pour une période initiale d’un an (12) mois (voir point 12 sur la rémunération) avec possibilité de renouvellement conformément aux règles et procédures de la BAD. Les services à fournir seront des services sur appel à manifestation d’intérêt dans le cadre d’un contrat-cadre.
Lieu d’affectation :
la mission se déroulera en distanciel. Toutefois, le consultant pourra être amené à effectuer des tâches spécifiques dans l’un des pays membres régionaux ou à se rendre au siège de la Banque en fonction des besoins.
Rémunération :
la rémunération fera partie d’un contrat-cadre à négocier conformément au barème de rémunération établi par la Banque, compte tenu des qualifications et de l’expérience requises. L’Institut africain de développement et le consultant doivent parvenir à un accord préalable sur le taux de rémunération journalier et la durée d’exécution des activités (sur la base du calendrier de mise en œuvre du programme de travail), étant donné que les paiements seront effectués sur la base du temps de travail effectif.
Les consultants individuels intéressés peuvent obtenir de plus amples informations aux adresses électroniques ci-dessous pendant les heures de travail de la Banque : de 8h à 17h (UTC).
Les manifestations d’intérêt doivent être reçues par courriel aux adresses ci-dessous au plus tard le vendredi 31 mai 2024, à 17h00 UTC et porter la mention suivante : « Consultants individuels pour servir de membres du corps enseignant pour la fourniture de formation, d’assistance technique et de dialogue sur les politiques pour la gestion des finances publiques, la gestion de la dette et la transparence en Afrique ».
Courriels : c.ibe@afdb.org & d.yeboah-forson@afdb.org avec copie à l.nguessan@afdb.org
Établissement de la liste restreinte :
Une liste restreinte de consultants individuels sera établie à l’issue de la demande de manifestation d’intérêt. Les consultants figurant sur la liste restreinte seront jugés sur les critères suivants, sur la base des documents justificatifs soumis.
| Preuve de formation dans le domaine concerné | 10 % | |
| Expérience pratique dans la conception de programmes de renforcement des | 10 % | |
| capacités (formation, assistance technique et dialogue sur les politiques) | ||
| Expérience pratique dans le renforcement des capacités de GFP dans les pays | 40 % | |
| africains | ||
| Expériences en matière de leadership institutionnel et de dialogue sur les politiques | 20 %. | |
| publiques | ||
| Expérience professionnelle au sein d’institutions multilatérales de développement | 10 % | |
| Compétences linguistiques | 10 % |

















