AVIS A MANIFESTATION D’INTERETS
BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT
Bureau de Coordination des Etats en Transition
E-mail : a.l.sanogo@afdb.org
Expression d’intérêt requis pour un consultant individuel de courte durée
Intitulé de la mission :
Evaluation à mi-parcours de la Stratégie de la Banque pour remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique
Brève description de la mission:
La mission consiste à (i) Évaluer les progrès de la mise en œuvre, les réalisations, les résultats et l’impact provisoire de la stratégie ; (ii) identifier les forces, les faiblesses, les opportunités et les défis clés qui doivent être pris en compte ; et (iii) à la lumière de ce qui précède, faire ressortir les principaux facteurs et les leçons ayant permis des progrès, ainsi que les contraintes et les lacunes rencontrées.
Département émetteur de la demande: RDTS
Lieu d’affectation: Côte d’Ivoire / Abidjan
Durée de la mission: Quatre mois (04) mois
Date prévue du début de la mission: 12 septembre 2018
Date limite pour exprimer l’intérêt: 08 septembre 2018
Manifestation d’intérêt à soumettre à: a.l.sanogo@afdb.org
Toutes les questions et clarifications nécessaires seront à adresser à:
a.l.sanogo@afdb.org ou a.okou@afdb.org
Termes de Référence
Evaluation à mi-parcours de la stratégie de la Banque pour remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique
- INTRODUCTION
1.1. Créée en 1964, la Banque africaine de développement est la première institution de développement panafricaine à promouvoir la croissance économique et le progrès social à travers le continent. Il y a 80 États membres, dont 54 en Afrique (pays membres régionaux). Sa Stratégie décennale (2013 – 2022) a été traduite en cinq objectifs majeurs appelés les « High 5 » qui consistent en : (i) Eclairer et alimenter l’Afrique en énergie ; (ii) nourrir l’Afrique; (iii) Industrialiser l’Afrique; (iv) Intégrer l’Afrique; et (v) Améliorer la qualité de vie des Africains.
1.2. La vice-présidence pour le développement régional, l’intégration et la prestation de services aux entreprises (RDVP) est au cœur de la mission de la Banque de renforcer les capacités régionales et de rapprocher la responsabilité des activités des clients des régions.
1.3. Le Bureau de coordination des états en transition (RDTS), dans le Complexe RDVP, mettra en œuvre des activités qui englobent des éléments transversaux à tous les High 5, entre autres, le renforcement des États et de leurs institutions; le renforcement du rôle de leadership de la Banque dans le dialogue politique; et la promotion des sociétés résilientes en soutenant leurs objectifs de développement à partir de leurs propres ressources.
1.4. Après plus de trois années de mise en œuvre, l’examen à mi-parcours prévu de la Stratégie de la Banque africaine de développement pour remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique est attendu. À cet égard, RDTS est à la recherche de deux consultants ayant les expériences et les capacités requises pour mener à bien cet important exercice. L’examen à mi-parcours devrait informer la Banque des progrès accomplis et des problèmes connexes dans la mise en œuvre de la stratégie, ainsi que formuler des recommandations fondées sur des données probantes sur la manière d’aller de l’avant, y compris (i) comment aborder les facteurs de conflit (ii) formuler des interventions plus adaptées à diverses situations de fragilité et (iii) renforcer le rôle de leadership de la Banque dans la compréhension de la fragilité et le renforcement de la résilience.
- CONTEXTE
2.1. La Stratégie décennale du Groupe de la Banque pour la période 2013-2022 a la croissance inclusive et la transition vers la croissance verte comme ses deux objectifs. En l’absence de paix, de sécurité et de stabilité, ces objectifs seront difficiles à atteindre. Ainsi, la fragilité est identifiée comme un domaine d’intérêt particulier de la Stratégie décennale.
2.2. L’approbation par le Conseil d’administration, en juin 2014, de la stratégie 2014-2019 du Groupe de la Banque pour « Remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique » est une reconnaissance de cette réalisation. La stratégie définit la fragilité comme une « condition de risque élevé de rupture institutionnelle, d’effondrement de la société ou de conflit violent ». Cependant, l’accent a été mis sur la notion de situations fragiles, qui s’éloigne de la catégorisation binaire des pays comme fragiles ou non. Sous ce paradigme, la fragilité peut être considérée comme une phase de transition qui peut affecter n’importe quel pays. Les pays doivent donc être considérés comme étant à des points différents mais en évolution sur un spectre de fragilité-résilience.
2.3. Le traitement de la fragilité dans les pays membres régionaux (PMR) de la Banque réduit les risques pour les activités de la Banque et améliore la capacité d’emprunt des pays. Plus de la moitié des pays classés comme fragiles dans le monde se trouvent en Afrique. Environ 250 millions d’Africains, représentant près d’un cinquième de la population totale du continent, vivent dans ces pays. De plus, on estime qu’un conflit dans un pays peut entraîner un effet de débordement négatif de 2,5% du PIB d’un pays voisin qui n’est pas en conflit.
2.4. Ainsi, en décembre 2013, le Département d’appui à la transition a été créé pour permettre à la Banque d’affiner sa stratégie d’assistance en fonction de la notion de situations fragiles. En s’inspirant des recommandations du Groupe de haut niveau sur les États fragiles et des impératifs de la Stratégie décennale, la Banque devrait désormais accroître son engagement à répondre rapidement, de manière souple, réactive et efficace aux défis de la fragilité.
2.5. Le modèle opérationnel du département qui en a résulté a eu pour caractéristique principale l’utilisation du « prisme de la fragilité » pour évaluer les situations dans les pays, dans l’examen des documents opérationnels de la Banque et dans l’engagement avec les pays. La mise en œuvre de la stratégie s’est articulée autour d’une série d’interventions : (i) appui à la programmation de la Banque, (ii) renforcement des capacités, (iii) plaidoyer, (iv) dialogue et (v) partenariats sur les questions de fragilité pour calibrer le soutien aux pays en situations de fragilité ou en transition.
2.6. La Banque travaille actuellement sur l’outil d’évaluation de la résilience et de la fragilité du pays (CRFA). Le CRFA a pour but de faciliter l’accès et l’analyse des sources et des facteurs de fragilité et de conflit dans les PMR, dans le but d’améliorer la qualité, l’adéquation et l’efficacité des stratégies et des opérations du Groupe de la Banque. Il vise également à fournir une évaluation quantitative de la performance des pays dans des domaines qui sont actuellement insuffisamment traités ou ignorés dans l’actuelle Évaluation des politiques institutionnelles pays (EPIP).
- MISSION ET PORTEE DE LA REVUE
3.1.Dans ce contexte, la Banque voudrait recruter deux consultants dotés d’une expertise adéquate en matière de développement et d’examen de stratégies. Ils seront chargés d’effectuer l’examen à mi-parcours de la stratégie de la Banque pour remédier à la fragilité et renforcer la résilience.
3.2. La revue consistera à :
- Évaluer les progrès de la mise en œuvre, les réalisations, les résultats et l’impact provisoire de la stratégie ;
- Identifier les forces, les faiblesses, les opportunités et les défis clés qui doivent être pris en compte ;
- À la lumière de ce qui précède, faire ressortir les principaux facteurs et les leçons qui sont responsables des progrès réalisés, ainsi que les contraintes et les lacunes rencontrées ;
- Évaluer la conception globale, les piliers constitutifs, les activités connexes et les modalités de mise en œuvre de la stratégie en vue d’identifier les principales leçons apprises, analyser l’évolution du défi de fragilité sur le continent et formuler des recommandations éclairées sur la nature, l’orientation et les dispositions de la stratégie pour la période de mise en œuvre restante ;
- Évaluer l’impact que le CRFA pourrait avoir sur la mise en œuvre du travail de la Banque dans les situations de fragilité dans les pays en transition.
3.3 Les consultants travailleront sous la supervision directe du directeur de RDTS et en étroite collaboration avec un chargé de projets désigné.
3.4 Les consultants réaliseront les activités suivantes :
- Examiner la cohérence des objectifs, des activités et des résultats de la stratégie sur les bases du Plan d’action et du Calendrier de programmation de la Stratégie, ainsi que sur le choix des domaines d’intervention ;
- Évaluer la qualité de la mise en œuvre du plan d’action et du calendrier de programmation, ainsi que les domaines d’intérêt et les piliers constitutifs connexes ;
- Examiner et évaluer les dispositions institutionnelles, les modalités opérationnelles, la gestion des instruments de financement et les dispositions relatives au suivi ;
- Évaluer la nature / la conception des programmes et des projets élaborés ainsi que le statut et les résultats intermédiaires de leur mise en œuvre ;
- Examiner et évaluer les politiques d’élaboration, de renforcement des capacités, de plaidoyer et de sensibilisation qui ont été utilisées ;
- Examiner et évaluer l’utilisation et les effets des évaluations de la fragilité et du prisme de fragilité dans les documents de programmation de la Banque ;
- Analyser l’étendue, la nature et les limites de l’intégration des problèmes de fragilité dans les travaux de la Banque ;
- Évaluer l’impact de la stratégie au niveau d’un échantillon de PMR ayant bénéficié spécifiquement des ressources de la Facilité d’appui à la transition ;
- Évaluer l’impact du passage conceptuel des « États fragiles » aux « situations de fragilité » sur la programmation, sur le dialogue interne et externe, le partenariat et le plaidoyer ;
- Fournir une évaluation des objectifs, de la structure et de l’impact du forum annuel sur la résilience que le département a organisé ;
- Examiner et évaluer l’ampleur et l’importance de l’établissement de partenariats et du réseautage avec les plateformes internationales relatives à la fragilité ;
- Examiner et évaluer la qualité des opérations régionales qui ont été considérablement soutenues ou encouragées par les dispositions de la stratégie ;
- Examiner et évaluer la capacité de dotation du département en ce qui concerne les ambitions de la stratégie ; cela inclurait une évaluation des facteurs de la politique de décentralisation et l’introduction du nouveau modèle de développement et de prestation de services (DBDM).
- LIVRABLES
4.1. Les principaux livrables incluent :
- Un rapport initial – montrant l’approche proposée pour la mission, les grandes lignes annotées proposées pour le rapport principal, la méthodologie et les sources de données ainsi qu’un calendrier révisé pour la livraison du rapport principal ;
- Une table des matières finale annotée pour le rapport principal, basé sur les commentaires reçus pour le point ci-dessus, incorporant tous les commentaires reçus du Bureau de Coordination des Etats en Transition et de la Direction de la Banque ;
- Un projet de Rapport de revue à mi-parcours, qui devrait inclure un résumé analytique condensant le rapport complet et soulignant les messages clés ;
- Un projet de présentation PowerPoint synthétisant le projet de Rapport de revue à mi-parcours ;
- Un Rapport final de revue à mi-parcours ;
- Une présentation PowerPoint finale synthétisant le Rapport final de revue à mi-parcours.
- CRITERES DE SELECTION
Le candidat choisi devra remplir les qualifications suivantes :
- Diplôme de Master ou Doctorat en Économie ; Economie-politique, Science politique ; Science sociale ou tout autre domaine qui s’applique à l’étude.
- Expérience avérée des analyses de la fragilité et de la résilience en Afrique dans le contexte de la Banque ou de toute autre institution multilatérale de développement similaire (Une copie du plus récent rapport produit par le candidat pourrait être exigée au moment opportun)
- Connaissance approfondie de la problématique des situations de fragilité et de conflit.
- Expérience de rédaction de rapports de haut niveau.
- Expertise avérée d’au moins 10 ans pertinente en formulation et mise en œuvre de politiques, de programmes et de projets au sein de la Banque ou dans une institution de développement similaire.
- Maitrise de la langue française et une bonne connaissance de l’Anglais.
- Excellentes aptitudes à la communication.
- Gestion/supervision de la mission
RDTS requiert les services de deux consultants, sous la supervision générale du Directeur du Bureau. Les consultants exerceront leurs fonctions sous la supervision directe du chef de projet désigné.
- Durée de la mission
Durée : La durée prévue de cette mission est de quatre (4) mois.
Honoraires et frais professionnels remboursables : le consultant recevra des frais mensuels compétitifs basés sur les propositions et conformément aux lignes directrices de la Banque.
Voyages : Tous les arrangements et les frais de voyage doivent être conformes à la politique de voyage de la Banque (PI 003/2000 telle que modifiée).
- Rémunération
8.1 Montant du contrat: La Banque payera au Consultant un montant forfaitaire mensuel compétitif en fonction de son niveau d’expérience et conformément à sa politique de rémunération.
8.2. Mode de paiement: Le paiement du montant du contrat sera effectué suivant un calendrier mensuel après l’achèvement satisfaisant des résultats décrits dans les termes de référence. Le montant du contrat est payable au Consultant dans les trente (30) jours suivant la réception par la Banque d’une facture émise comme mentionné ci-dessus (jugé satisfaisant dans l’exécution des Services en vertu du présent contrat, tel que déterminé par la Banque).
Veuillez joindre votre Curriculum vitae à jour, selon le format indiqué en annexe
MODEL CURRICULUM VITAE – AFDB BAD

















