Projet : « Gestion appliquée des ressources en eau dans le bassin du lac Tchad »
PN : 18.2224.6.001.00
Termes de référence : Enquête pour la définition des indicateurs de base et identification des bénéficiaires dans la zone d’intervention du projet
1. Introduction et problématique
1.1. Contexte du projet
Le projet gestion appliquée des ressources en eau dans le bassin du lac Tchad est un projet régional financé par le Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Économique et du Développement et exécuté par la GIZ. Il a pour objectif « d’améliorer la gestion des ressources en eau, notamment afin d’accroître la production agricole tout en tenant compte des effets du changement climatique, des mesures à impact transfrontalier pilotées par la Commission du bassin du lac Tchad sont mises en œuvre dans une zone d’intervention ». Il comprend trois composantes :
- Amélioration de la coopération entre la CBLT et les États membres ;
- Opérationnalisation d’une structure de pilotage régionale ;
- Renforcement des capacités de la CBLT en vue du développement, du pilotage et de la mise en œuvre d’actions dans une zone d’intervention.
La troisième composante axée sur la mise en œuvre des mesures pratiques qui toucheront les populations de la zone d’intervention vivant majoritairement de l’agriculture de subsistance. Cette agriculture est dépendante des pluies, de même que des eaux souterraines en contre saison. Ainsi, elle est exposée aux effets des changements climatiques sur la disponibilité de l’eau, d’où la nécessité cruciale pour eux d’une gestion durable des terres et de l’eau.
1.2. Justification
Le projet se projette à atteindre environ 5 000 ménages comptant quelques 30 000 habitants qui vivent dans 30 à 40 villages de la zone d’intervention (cinq départements au Cameroun et au Tchad). Il s’agira d’appuyer, ces ménages défavorisés ou pauvres, en particulier ceux tenus par des femmes seules, avec de bonnes pratiques agricoles qui contribuent à améliorer les conditions de vie (approvisionnement alimentaire, sécurité des revenus). Aussi, ces actions du projet visent à augmenter les revenus de ménages bénéficiaires de 10% en moyenne.
Ce faisant il est important de mener une enquête qui permettra de mesurer les conditions de vie des ménages de la zone d’intervention ainsi que leur niveau de revenu. Ainsi, elle permettra d’établir la situation de référence et orienter le choix de bénéficiaires.
Pour des raisons logistiques et techniques, la réalisation de l’enquête auprès des ménages sera divisée en deux lots (Lot 1 au Cameroun et Lot 2 au Tchad).
Dans le cadre de la présente mission, Lot 2 au Tchad, un prestataire de services national (ONG ou Bureau d’Etudes) ayant la connaissance de la région sera engagé pour réaliser les entretiens. Voir la Figure 1.
Figure 1 : Carte de la zone d’enquête montrant les deux lots de services
2. Objectif de l’enquête
L’enquête vise les trois objectifs suivants :
- Détermination de la situation de référence de la population dans la zone d’intervention ;
- Détermination des valeurs de base des indicateurs du projet ; et
- Identification des bénéficiaires du projet pour les mesures à mettre en œuvre.
3. Tâches
Le prestataire réalisera les tâches suivantes :
- Familiarisation avec le manuel d’enquêteur
Le manuel qu’enquêteur sera élaboré par le projet avec l’appui de son partenaire AHT. Le manuel fournit des informations générales sur le projet et l’enquête, le rôle et les responsabilités des enquêteurs et des instructions sur la manière de mener les entretiens. Il sert de document de référence pour les enquêteurs sur le terrain.
Avant la formation, les agents enquêteurs et les coordinateurs de terrain devront lire et prendre connaissance du manuel qui leur sera remis par le projet. Cela constituera un prérequis pour participer à la formation. Pour permettre l’exécution d’une telle stratégie, le prestataire devrait accorder un grand crédit et superviser les séances de lecture.
- Formation des agents enquêteurs et des coordinateurs de terrain
Les agents enquêteurs ainsi que les coordinateurs de terrain seront formés sur le processus de l’enquête. A cet effet, la formation comprendra :
- Un module de rappel sur l’utilisation de tablette car le prestataire postulera avec des agents qui maîtrisent l’outil informatique et manipulent les tablettes ;
- Un module sur l’interview et l’administration du questionnaire ;
- Un module sur l’enregistrement des données à l’aide des tablettes.
Cette formation sera dispensée par le projet avec l‘appui de son partenaire, le bureau d’étude AHT. Elle se tiendra sur une semaine et se déroulera à N’Djaména ou un autre lieu retenu à cet effet.
- Familiarisation avec la saisie directe à l’aide des tablettes
Le projet et son partenaire AHT vont élaborer le masque de saisie à l’aide du logiciel Survey Solutions. Ce masque de saisie sera installé dans des tablettes qui seront remises aux agents enquêteurs par la GIZ.
Outre les exercices pendant la formation, les agents enquêteurs et les coordinateurs de terrain/superviseurs vont s’exercer sur l’utilisation des tablettes et la collecte directe. Pour se faire, une enquête pilote de deux jours sera organisée pour tester la compréhension des agents.
- Planification de la logistique sur le terrain
Le prestataire planifiera sa logistique sur le terrain pour s’assurer que les enquêtes sur les ménages sont finalisées dans les délais prescrits et conformément aux coutumes locales en vigueur. Pour ce faire, il faut notamment contacter à l’avance les autorités locales compétentes et les personnes qui pourraient être enquêtées pour les informer et obtenir leur consentement pour la réalisation de l’enquête.
- Collecte et de saisie des données
Les enquêteurs vont enquêter 800 à 1 000 ménages dans 30 à 40 villages en quatre à cinq semaines. Le nombre de ménages à enquêter par village sera défini fonction de sa taille. Pour chaque ménage tiré, le chef de ménage est la personne habilitée à être interviewée. Ainsi, chaque agent va collecter les données pour environ 80 à 100 ménages.
Sur le terrain, les enquêteurs peuvent utiliser les tablettes fournies par le projet pour prendre des photos en rapport avec le sujet de l’enquête. Ces photos seront remises au projet après la fin de l’enquête.
Dans les villages multiethniques où la configuration des ménages obéit à une discrimination sociologique, les ménages à enquêter doivent être représentatifs sociologiquement, c’est-à-dire l’échantillon doit représenter toutes les composantes sociologiques et culturelles de la population.
Au cours de l’entretien, l’agent d’enquête doit distribuer le questionnaire en entier et enregistrer les réponses de la personne interviewée au fur et à mesure.
- Élaboration d’un rapport d’activité
Le prestataire de services élaborera deux rapports différents :
- Le rapport intermédiaire, y inclus un rapport de formation des enquêteurs ; et
- Le rapport final.
Des détails sur ces rapports lui seront remis pendant la formation des agents enquêteurs.
4 Résultats attendus
A la fin du processus d’enquête :
- Les chefs de ménages ont été mis en confiance et interviewés, ils ont échangé en toute liberté avec les agents enquêteurs sur leurs caractéristiques socio-économiques ainsi que celles de leur ménage, leur perception du changement climatiques et ses conséquences sur leurs activités, leurs stratégies d’adaptation ainsi que leurs besoins en adaptation ;
- Les caractéristiques socio-démographiques des ménages enquêté sont connues : la taille, la situation d’handicap des membres de ces ménages, le nombre de personnes réfugiées, retournées ou déplacées internes dans le ménage ;
- Les activités économiques principales et secondaires des ménages enquêtés sont connues ainsi que leur capital, leur revenu ainsi que le niveau de leur vulnérabilité ; et
- Les bénéficiaires potentiels pour les mesures d’adaptations aux changements climatiques dans la zone d’interventions sont identifiés.
5. Livrables
Les rapports et les données à livrer par le prestataire sont détaillés dans le chronogramme des activités. Ce sont :
- Le rapport intermédiaire (voir calendrier des activités) : Il sera livré un mois après la signature du contrat. La structure et le contenu du rapport feront l’objet d’un accord préalable avec la GIZ. Le rapport inclus un rapport de formation des enquêteurs. C’est le rapport narratif du processus de formation des enquêteurs depuis leur recrutement jusqu’à la formation proprement dite et l’évaluation finale.
- Le rapport final (voir calendrier des activités) : il sera délivré après la collecte de données, à la fin du contrat. La structure et le contenu du rapport feront l’objet d’un accord préalable avec la GIZ.
Les rapports sera remis sous forme d’un document papier relié, ainsi que d’un dossier classé sur un CD comprenant les photos réalisées

















