AVIS D’APPEL A MANIFESTATION D’INTERET

POUR UN CONSULTANT INDIVIDUEL

BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT

DELIVERY, PERFORMANCE MANAGEMENT AND RESULTS (SNDR)

AfCoP Project

Titre de la Consultation : Service de consultance pour développer un document bien documenté sur le statut de la responsabilisation et du partenariat axés sur les résultats et les options disponibles pour une responsabilisation et un partenariat basés sur les réalités africaines.

Brève description de la Consultation : Le (La) Consultant(e) rédigera un rapport basé sur des études de cas pour évaluer l’état de la responsabilisation et du partenariat axés sur les résultats (l’un des piliers de la GRD) par rapport aux aspirations, réalités et contextes de développement de l’Afrique et proposera des recommandations sur la manière de redéfinir la responsabilisation et le partenariat pour mieux refléter le programme de développement de l’Afrique et atteindre des résultats de développement

Département émetteur de la demande : Delivery, Performance Management and Results (SNDR), AfCoP Project

Lieu d’affectation : Cette consultance est une activité de recherche à domicile.

Durée de la consultation : 30 jours de travail

Date provisoire de début : mi-février 2019

Date limite de dépôt des candidatures : le 7 février, au plus tard à 17h00 GMT et doit clairement indiquer : “Expression of Interest for the AfCoP – Accountability and Partnership for results ”

Les candidatures doivent être soumises à l’adresse suivante : AfCoP Secretariat Coordinator – Delivery, Performance Management And Results (SNDR), African Development Bank (AfDB) ; Immeuble du Siège de la Banque Africaine de Développement, Avenue Joseph Anoma, Plateau, 01 BP 1387, Abidjan 01, Côte d’Ivoire.

Vous pouvez aussi envoyer votre proposition par courriel à l’adresse suivante : afcop-mfdr@afdb.org,

Le secrétariat de l’AfCoP invite maintenant les consultants individuels à indiquer leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessus. Tout consultant intéressé devra fournir des informations sur ses qualifications et son expérience dans le domaine de la Gestion axée sur les résultats de développement (GRD). En outre, il/elle démontrera aussi son aptitude à effectuer cette mission avec des documents, référence à des services similaires, antécédents dans des missions similaires, etc.

Les critères d’éligibilité, l’établissement de la liste restreinte et la procédure de sélection doivent être conformes aux « Règles et procédures pour l’utilisation de consultants » de la Banque africaine de développement. Le secrétariat de l’AfCoP n’est pas tenu de sélectionner un consultant qui exprime son intérêt. Le consultant doit d’abord être inscrit dans la base de données des consultants de la Banque africaine de développement (BAD) : https://econsultant.afdb.org:44356/welcomedacon#

Veuillez envoyer vos questions à : afcop-mfdr@afdb.org

Termes de référence

CONTEXTE

La communauté africaine de pratique sur la gestion axée sur les résultats de développement (AfCoP-GRD) est une organisation panafricaine, non gouvernementale et sans but lucratif, engagée dans le développement et la promotion d’une culture des résultats en Afrique pour contribuer au programme de transformation de l’Afrique. Elle a été établie en 2007, dans le contexte de la déclaration de Paris, en réponse à l’engagement des pays africains d’adopter les principes et les pratiques de la GRD pour créer un changement durable dans la vie de leurs populations. C’est une coalition de leaders africains de toutes les composantes de la société et engagés dans une dynamique partagée des résultats. Ses membres sont des fonctionnaires de l’administration publique, des parlementaires, des représentants de la société civile, du secteur privé, des milieux universitaires, des médias et des partenaires de développement.

L’AfCoP est soutenue par la Banque africaine de développement pour renforcer les capacités en matière de GRD dans les pays africains (18 pays) et faciliter la mise en œuvre des politiques et des programmes régionaux par le biais de l’approche GDR. Dans ce contexte, l’AfCoP a mis au point l’initiative « Afrique pour les résultats » (AfriK4R), en tant qu’approche régionale du développement, pour contribuer à concrétiser cette vision en mobilisant les acteurs africains autour des résultats et des agendas de développement régional. L’initiative AfriK4R vise à : (i) renforcer les systèmes de gestion du secteur public pour bâtir des États capables ; (ii) renforcer les capacités des organisations axées sur les résultats pour une meilleure prestation des services ; (iii) renforcer la convergence régionale par le biais de la GRD afin d’améliorer l’intégration régionale ; et (iv) promouvoir le partage des connaissances Sud-Sud.

En juin 2019, l’AfCoP organisera le Forum africain de la GRD 2019 à Dakar, Sénégal. L’événement est organisé avec l’appui des co-secrétariats de l’AfCOP à la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF) et à la Banque africaine de développement (BAD).

La GRD se réfère à la modification du processus de gestion qui vise à apporter des changements dans la vie des gens par l’amélioration durable des indicateurs de développement humain. Elle repose sur six piliers principaux, à savoir (i) le leadership axé sur les résultats ; (ii) la planification axée sur les résultats ; (iii) la budgétisation axée sur les résultats ; (iv) la mise en œuvre axée sur les résultats ; (v) le suivi et l’évaluation axés sur les résultats ; et (vi) la responsabilisation et le partenariat axés sur les résultats.

Bien que les principaux piliers de la GRD soient universellement acceptés, il est largement reconnu que leur adaptation à des contextes spécifiques représente l’un des facteurs clés expliquant leur succès. L’AfCoP a donc mis au point le concept d’ « Afrique pour les résultats » (AfriK4R), en tant que perspective africaine de la GRD, en vue, entre autres, de bâtir des États compétents et responsables et des institutions axées sur les résultats. Cependant, après 10 ans d’existence et dans le cadre de la nouvelle vision de l’AfCoP, les piliers peuvent être enrichis pour couvrir les autres priorités émergentes du continent dans le cadre des Agendas 2063 et 2030.

En réponse à ce qui précède, le Forum africain 2019 de la GRD prévu pour juin 2019 réunira des praticiens et des leaders pour discuter et convenir de la façon de redéfinir les piliers de la GRD afin de s’assurer qu’ils sont en accord avec les réalités émergentes du développement en Afrique – telles que définies dans les agendas 2063 et 2030, ainsi que dans les priorités de la BAD. L’AfCOP est donc en train de commanditer la production de documents sur chacun des piliers de la GRD qui seront élaborés par des experts parmi ses membres.

RESPONSABILISATION ET PARTENARIAT AXES SUR LES RESULTATS EN AFRIQUE : CONTEXTE & DEFIS

La responsabilisation est définie comme l’obligation de ceux qui détiennent le pouvoir de rendre compte de leurs actions ou d’en subir les conséquences. Le principe de responsabilité mutuelle fixé dans la déclaration de Paris reflète le fait qu’un partenariat pour le développement est synonyme d’obligations mutuelles. Dans le même ordre d’idées, le partenariat est perçu comme un « partenariat équitable » caractérisé par une responsabilité mutuelle entre les partenaires, reconnaissant que chaque partie a des objectifs différents, et apporte une capacité différente au partenariat.

L’Afrique est généralement décrite comme un continent où le problème de la responsabilisation reste difficile. Les indépendances acquises dans les années 1960 promettaient une ère d’auto-domination dans laquelle les nouveaux gouvernements africains seraient à la fois réceptifs aux besoins de la population et responsables envers eux. Mais les régimes en place après la décolonisation n’ont pas satisfait à cette promesse. Les gouvernements et les systèmes en place dans les années 1970 et 1980 sapaient les structures de responsabilisation relativement peu nombreuses qui existaient. La vague démocratique des années 1990 ressuscitait le désir du public d’accroître la responsabilisation et a abouti à de meilleures Constitutions. La responsabilisation demeure un défi en Afrique. Ces dernières années, les pays africains ont mis en œuvre l’Agenda 2063 et les objectifs de développement durable pour lesquels il existe un consensus selon lequel la responsabilisation devrait être dirigée par des mécanismes locaux et nationaux.

La pratique et les éléments de preuve montrent que les pays africains sont plus susceptibles de rendre des comptes à leurs donateurs qu’à leurs propres citoyens. Cela découle en effet de la tension inhérente entre la responsabilisation nécessaire des organismes donateurs envers leurs parlements, les contribuables et l’opinion publique dans les pays riches et leur responsabilisation souhaitable envers les institutions et les pays bénéficiaires. En outre, les formes de participation offertes aux parlements et aux organisations de la société civile sont, pour la plupart, le résultat des pressions exercées par les bailleurs de fonds. En outre, les pays n’ont que peu de moyens et de pouvoirs pour rendre des comptes aux donateurs.

La responsabilisation est reconnue comme un facteur déterminant dans la réalisation des résultats du développement. Des mécanismes de responsabilisation efficaces doivent donc être mis en place au niveau des pays. Les flux d’information sur les affaires publiques devraient être élaborés et leur accès facilité aux institutions parlementaires, à la société civile et aux médias dont la capacité doit également être renforcée pour mieux jouer leur rôle. Des mécanismes de responsabilisation mutuelle doivent également être élaborés. Les processus annuels d’examen économique et sectoriel doivent être améliorés pour en faire de vrais instruments de responsabilisation mutuelle, en soulignant les engagements respectifs des pays et des donateurs et l’état de leurs réalisations, et en tenant compte des éventuelles défaillances. Des groupes parlementaires, de la société civile ou des médias conjoints des pays bénéficiaires et de leurs bailleurs de fonds pourraient être formés et intégrés dans le processus de responsabilisation mutuelle. Une relation de responsabilisation à trois niveaux est donc exigée dans les partenariats : responsabilisation des partenaires envers leurs propres intervenants ; responsabilité des partenaires les uns envers les autres ; et la responsabilisation des partenariats avec ses parties prenantes.

Parmi les questions clés qui méritent d’être examinées figurent les suivantes. Comment la responsabilisation et le partenariat sont-ils définis (et doivent être définis) dans le contexte des réalités africaines ? Les mécanismes formels existants de responsabilisation sont-ils suffisants pour assurer aux gouvernements et aux partenaires de développement responsables ? Le mécanisme africain d’examen par les pairs est-il un mécanisme de responsabilisation dirigé par l’Afrique ? Les partenariats et les systèmes de responsabilisation sont-ils à ce point bénéfiques pour les citoyens africains et la transformation socio-économique du continent ? Quelles sont les sources de responsabilisation et de partenariat spécifiquement pertinentes dans le contexte des réalités africaines ? Quel sera l’avenir (et les approches et les systèmes appropriés) de responsabilisation et de partenariat en Afrique, compte tenu de ses réalités ?

BUT

Le but de la consultation est de rédiger un document bien recherché sur le statut de la responsabilisation et du partenariat axés les résultats et les options disponibles pour une responsabilisation et un partenariat basés sur les réalités africaines. Le papier servira de document d’information pour le Forum africain 2019 sur la GRD, dans le but d’aider à revoir la responsabilisation et le partenariat axés les résultats et de formuler des recommandations concrètes sur la façon dont la responsabilisation et le partenariat devraient être contextualisés pour la réalisation des résultats de développement en Afrique.

OBJECTIFS SPECIFIQUES

L’objectif principal est d’évaluer le statut de la responsabilisation et du partenariat axés les résultats (un des piliers de la GRD) vis-à-vis les réalités et contextes de développement de l’Afrique, et formuler des recommandations concrètes sur l’orientation du pilier en Afrique.

Les objectifs spécifiques sont les suivants :

  • justifier la nécessité de revoir le pilier sur la responsabilisation et le partenariat axés les résultats;
  • évaluer l’état du pilier sur la responsabilisation et le partenariat axés les résultats en termes d’adéquation avec les réalités et les priorités de développement actuelles de l’Afrique ;
  • discuter des enseignements tirés d’études de cas ;
  • discuter des impératifs de capacité pour les politiques et les pratiques de la responsabilisation et du partenariat contextualisés pour les résultats en Afrique ;
  • proposer (sur la base de preuves) tout changement nécessaire sur le pilier sur la responsabilisation et le partenariat axés les résultats, si nécessaire ; et
  • formuler des recommandations claires et actionnables sur ce qui devrait être au centre du pilier sur la responsabilisation et le partenariat axés les résultats, conformément aux aspirations et aux priorités de développement de l’Afrique.

LIVRABLES

  • Un rapport initial décrivant la compréhension de la tâche, les questions à traiter, la méthodologie et les sources d’information, y compris un projet de schéma pour le rapport et le plan de travail ;
  • Un rapport professionnellement bien écrit d’environ 10 000 à 12 000 mots – y compris les tableaux, figures, cartes, notes de bas de page, appendices des références ; et
  • Un document distinct contenant les données Excel sous-jacentes pour tous les tableaux et figures du rapport.

METHODOLOGIE ET STRUCTURE PROPOSEE

Le document sera basé sur un examen de la documentation existante, des études de cas et des entrevues avec des personnes-ressources, si possible. Un Comité scientifique supervisera le développement et la qualité des documents.

Conformément aux objectifs du document, les grandes lignes suivantes sont proposées :

Résumé

  1. Introduction 
  2. Enjeux : défis à relever 
  3. Evaluation du pilier contre le contexte de l’Afrique et les priorités actuelles en matière de développement
  4. Résultats 
  5. Enseignements tirés
  6. Propositions : Quels devraient être les objectifs de la GRD et les implications de la politique en fonction des aspirations et des priorités de développement de l’Afrique ? 
  7. Conclusions et recommandations

Références

TACHES

Le consultant doit effectuer les tâches suivantes :

  • Examen approfondi et analyse de la documentation disponible et rapports d’évaluation sur le S&E pour les résultats, y compris divers rapports de l’AfCoP ;
  • Collecte et analyse des données issues de l’enquête auprès des personnes-ressources ;
  • Rédaction du rapport ;
  • Facilitation d’une discussion en ligne sur ce pilier par le biais de la plate-forme de l’AfCOP, dont les résultats serviront à enrichir le contenu du document ;
  • Intégration des commentaires et des suggestions du Comité scientifique et du Forum africain 2019 sur la GRD (y compris les résultats des discussions en ligne) ; et
  • Présentation du projet de rapport au Forum africain 2019 sur la GRD.

 

QUALIFICATIONS ET COMPETENCES

Le Consultant doit avoir le profil suivant :

  • Au moins un Masters en éducation, économie, économie du développement, sciences politiques, ou toute discipline liée au développement ;
  • Au moins 5 ans d’expérience dans le développement international, avec une vaste expérience en Afrique de préférence au niveau des pays ;
  • Des connaissances démontrées de la GRD sur la responsabilisation et le partenariat axés les résultats et/ou les questions connexes en Afrique ;
  • Expérience dans la rédaction d’études de cas, tel qu’illustrées par des publications dans des livres, des rapports et des revues ;
  • Connaissance des interventions sur le renforcement des capacités sur le continent ; et
  • Connaissance de l’AfCoP et de préférence d’autres communautés de pratique à travers le monde.

L’auteur devrait être disponible pour assister au Forum africain 2019 sur la GRD et présenter les principaux résultats et recommandations de l’étude.

CANDIDATURE

Les consultants intéressés doivent soumettre les documents suivants par courriel à afcop-mfdr@afdb.org avant le 7 février 2019 : leur CV/curriculum vitae (5 pages max) & la proposition (3 pages maximum).

 

 

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