SongES recherche un contrôle des travaux de construction des infrastructures scolaires, Tillabéri, Niger

 

TERMES DE REFERENCE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET/CONSULTANT POUR LE CONTROLE DES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DES INFRASTRUCTURES SCOLAIRES DANS LES ECOLES D’INTERVENTION DU PROJET :

« Promouvoir l’accès et le maintien des filles dans un enseignement primaire et secondaire de qualité et l’autonomisation sociale et économique des femmes pour un développement inclusif et pacifique »

 

 

Contexte et justification :

Le Niger est le pays le moins développé du monde, selon le rapport 2020 du PNUD sur le développement humain.  Cette situation est la résultante d’un certain nombre des facteurs dont entre autres les impacts de la situation sécuritaire volatile, les flux migratoires, la forte croissance démographique, les faibles niveaux d’alphabétisation et d’éducation, le changement climatique et les catastrophes naturelles, la diminution de la production agricole et les inégalités entre les sexes…

Sur le plan éducatif, le Niger fait partie des pays du monde où les taux de scolarisation, de rétention et d’achèvement de la scolarité des filles sont les plus faibles. Ainsi, d’après l’étude de base se référant à l’annuaire statistique du MEN (annuaire statistique MEN 2020-2021), en 2021, seules 56,73% % des filles ont terminé l’école primaire, contre 65,20% des garçons. Le taux d’achèvement du premier cycle du secondaire s’élevait quant à lui à 13 % pour les filles, contre 18 % pour les garçons d’après l’annuaire statistique du MES, 2018-2019.

Pour la région de Tillabéri le taux de scolarisation primaire est de 58, 97% pour les filles contre 59,38% pour les garçons (annuaire statistique MEN, 2020-2021).

Toujours selon les résultats de l’étude de base réalisée en mai – juin 2022 par SongES, le taux de scolarisation brut au niveau des villages d’intervention du projet est de 38%. Ce taux représente 39,22% pour les filles et 50,45% pour les garçons. Ces taux sont inférieurs aux taux au niveau régional de Tillabéri en 2021 qui sont de 59,18, contre 58,97% pour les filles et 59,38 pour les garçons (MEN, Annuaire 2020-2021).

Ces taux traduisent la faible couverture d’enrôlement scolaire des enfants âgés de 6 à 10 ans dans les villages cibles du projet.

En effet, les croyances, les normes et pratiques sociales néfastes comme les rôles conservateurs/traditionnels des femmes associés aux croyances religieuses, la lourde charge du travail domestique qui pèse sur les filles, les niveaux élevés de pauvreté, les mariages précoces et les grossesses chez les adolescentes constituent autant des facteurs qui inhibent tous les efforts pour le développement de l’éducation des filles au Niger.

Aussi, du côté de l’offre, les écoles ne sont pas suffisamment préparées pour offrir un environnement sûr et propice à l’éducation des filles. Les enseignants ne sont pas suffisamment formés non seulement sur la pédagogie de base, mais aussi sur le concept d’éducation sensible au genre et la création d’écoles sûres pour les filles.

Par ailleurs selon le rapport d’évaluation des besoins réalisée en juin 2022 dans les écoles d’intervention du projet, la situation des infrastructures dans ces écoles n’est guère reluisante comme l’atteste les données statistiques ci-dessous :

  • 35 classes en matériaux définitifs réparties dans 7 établissements dont 3 sont sans aucune classe en matériaux définitifs ;
  • 3 établissements ne disposent d’aucune classe en matériaux définitifs (Diga Banda ; Namari Goungou et CEG Kobéri) ;
  •  39 classes paillotes réparties dans 8 écoles ;
  • 2 écoles sont sans paillotes (Birni Kobéri et Birni Kolondia) ;
  • 20 latrines réparties dans 6 écoles dont 10 en mauvais état ;
  • 4 écoles ne disposent d’aucune latrine (Birni Kobéri, Bokki, Birni Kolondia et CEG Kobéri) ;
  • Aucune école n’est clôturée ;
  • 3 écoles disposent des points d’eau dont un non fonctionnel (Kobéri).

Face à la situation, dans le cadre de leur mission d’appui au Gouvernement du Niger pour une éducation de qualité et un développement socio-économique inclusif des femmes, le Gouvernement Allemand à travers BMZ finance en partenariat avec l’ONG Internationale RETGERMANY le projet « Promouvoir l’accès et le maintien des filles dans un enseignement primaire et secondaire de qualité, et l’autonomisation sociale et économique des femmes pour un développement inclusif et pacifique ». Ce projet mis en œuvre par l’ONG SongES au Niger vise à répondre aux besoins immédiats d’éducation des filles et d’autonomisation des femmes en réduisant les risques de pauvreté et de violences à caractère communautaire.

Le projet a pour zone d’intervention les départements de Say (commune de Tamou), Kollo (commune de Hamdallaye) et Tillabéri (commune de Sakoira).

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet, il est prévu la construction des infrastructures scolaires (classes, latrines, points d’eau et clôture) dans les 10 écoles d’intervention du projet (7 écoles primaires et 3 établissements secondaires).

Composition des dossiers de candidature :

  1. Lettre de candidature adressée au coordonnateur national de l’ONG SongES ;
  2. Les documents de reconnaissance juridique ;
  3. Liste des activités semblables menées par le cabinet/consultant avec toutes les références ;
  4. CV des personnes clés (chef de mission et les trois Techniciens Supérieurs en Bâtiment) ;
  5. Offre technique conformément aux TDR ;
  6. Offre financière conformément aux TDR (dans une enveloppe fermée) ;
  7. Tout autre document pouvant justifier de l’expérience de la structure candidate dans le domaine en question (quelques exemplaires des rapports d’exécution des activités similaires.

Les TDR de la prestation peuvent être retirés au siège de l’ONG SongES sise Rue YN 012 Rue CRS PlateauLes dossiers de candidature doivent être déposés au siège de l’ONG SongES au plus tard le vendredi 12 Aout 2022 à 10Heures

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