La GIZ lance un appel d’offres pour l’Accompagnement des pêcheurs, mareyeuses et groupements pour la mise en place des mesures d’adaptation au changement climatique : Appui à la pisciculture durable et aux bonnes pratiques de traitement post-capture et transformation du poisson, Tchad
Programme : « Gestion durable des ressources en eau dans le bassin du lac Tchad », Module : « Gestion appliquée des ressources en eau dans le bassin du lac Tchad »,
PN :18.2224.6-001.00
Termes de références « Accompagnement des pêcheurs, mareyeuses et groupements pour la mise en place des mesures d’adaptation au changement climatique : Appui à la pisciculture durable et aux bonnes pratiques de traitement post-capture et transformation du poisson »
1 Introduction et problématique
1.1 Contexte du projet
Le projet « Gestion Appliquée des Ressources en Eau dans le Bassin du lac Tchad » est un projet régional financé par le Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Economique et du Développement et exécuté par la GIZ. Il a pour objectif « en vue d’améliorer la gestion des ressources en eau, notamment afin d’accroître la production agricole tout en tenant compte des effets du changement climatique, des mesures à impact transfrontalier pilotées par la Commission du bassin du lac Tchad sont mises en œuvre dans une zone d’intervention ». Il comprend trois composantes :
- Amélioration de la coopération entre la CBLT et les États membres ;
- Opérationnalisation d’un forum de partenaire régional ;
- Renforcement des capacités de la CBLT en vue du développement, du pilotage et de la mise en œuvre d’actions dans une zone d’intervention.
La troisième composante axée sur la mise en œuvre des mesures pratiques qui toucheront les populations de la zone d’intervention vivant majoritairement de l’agriculture de subsistance, la pêche et l’élevage. Ces systèmes de productions sont dépendants des pluies, de même que des eaux de surfaces et souterraines en contre saison. Ainsi, ils sont exposés aux effets des changements climatiques sur la disponibilité de l’eau, d’où la nécessité cruciale pour eux d’une gestion durable des terres et de l’eau.
1.2 Contexte des systèmes de production
1.2.1 Changement climatique dans le Bassin du lac Tchad
Afin d’établir une base scientifique pour l’analyse de la variabilité et des changements climatiques passés, présents et futurs dans le bassin du lac Tchad, une étude climatique a été développée en 2013/14 (GIZ, 2015). Les principaux résultats sont présentés ci-dessous. Pour plus de détails, veuillez consulter l’étude climatique.
1.2.2 Variabilité et changements climatiques passés (1900-2013) :
Précipitations : Le siècle dernier a été marqué par une forte variation des précipitations intra- et interannuelle. Elle a connu des décennies de graves déficits pluviométriques et de sécheresse (1900, 1910, 1970 et 1980) ainsi que des décennies de surplus pluviométriques stables (1940 et 1950). Le niveau des précipitations s’est redressé depuis le milieu du XXe siècle, mais il n’est pas revenu à son niveau du milieu du XXe siècle.
Température : Entre 1973 et 2013, les températures dans le bassin ont augmenté considérablement. Les augmentations des températures moyennes vont de 1,4 °C à l’ouest à 1,9 °C à l’est. Dans le même temps, les températures minimales en été et en hiver ont augmenté de 3°C à 4°C.
Impact : La variabilité et les changements climatiques passés ont entraîné la perte des ressources en eau disponibles, ce qui a eu de graves répercussions sur la vie et les moyens d’existence des habitants du bassin du Lac Tchad.
1.2.3 Variabilité et changements climatiques prévus (2000-2099) :
Précipitations : Les modèles climatiques sous-estiment généralement la variabilité interannuelle des précipitations. Toutefois, d’après les observations des données climatiques réelles, la plupart des scientifiques s’entendent pour dire que la variabilité interannuelle est susceptible d’augmenter plutôt que de diminuer dans l’avenir.
Température : Selon le scénario de changement climatique appliqué, les températures dans le bassin du lac Tchad augmenteront d’environ 2°C (scénario B1), 3°C (scénario A1b), voire jusqu’à 4°C (scénario A2) en 2099.
1.2.4 Principaux systèmes de production
Une étude de référence, a été réalisée en 2014/15 et 2020 pour avoir une vue d’ensemble des systèmes de production agricole existants dans la zone pilote transfrontalière du bassin du Lac Tchad (la zone humide de Logone inférieur). L’étude a servi de base à la planification, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des mesures d’adaptation au changement climatique. Les principaux résultats sont présentés ci-dessous.
Les systèmes de production agricole les plus importants dans la zone pilote sont : l’agriculture pluviale, l’agriculture de décrue, l’agriculture irriguée et maraîchère, l’élevage sous forme de pastoralisme nomade, semi-nomade et sédentaire, et la pêche. Le système de la pêche et le traitement post-capture est décrit dans les paragraphes suivants.
Le tableau suivant présente le calendrier indicatif des moyens d’existence des principaux systèmes de production dans la zone pilote.
Tableau 1 : Calendrier indicatif des moyens de subsistance dans la zone d’étude
1.2.5 La Pêche et traitement post-capture
Le calendrier de la pêche dans la zone pilote suit la disponibilité des eaux et ensuite les ressources halieutiques. En général, la pêche se pratique dans les principaux fleuves comme le Logone et le Chari toute l’année mais aussi dans la plaine, les courants périodiques de la plaine (Logomatya, Lorome Mazra et El-Beid) et dans les canaux de pêche d’août à novembre, dans les mares naturelles et artificielles transformées en étangs de pisciculture et dans les zones de réserves de pêche (d’octobre à avril).
Après la décrue du Logone vers novembre, la pêche peut se pratiquer loin des lieux d’habitation à cause de la baisse de production du poisson. Certains pêcheurs sont obligés de se déplacer sur plusieurs kilomètres en cherchant la ressource.
L’étude de référence a révélé qu’aujourd’hui, la plupart des pêcheurs de la zone transfrontalière pratiquent en grande partie une pêche artisanale à faibles intrants. La pêche est principalement pratiquée par les hommes mais les femmes pratiquent aussi la pêche dans la plaine d’inondation, dans les marres au moment de l’ouverture de l’activité et parfois dans le fleuve. Le fumage et le séchage sont principalement effectués par les femmes ; les hommes les pratiquent très peu. Les outils utilisés par les pêcheurs sont les pirogues pour le transport et la surveillance de filets tendus et des hameçons, les nasses (généralement utilisé par les femmes). Les filets de différentes mailles (2 à 4 doigts, non réglementaires) selon la période mais aussi en fonction de la ressource (espèce de poisson à capturer par exemple sardine, capitaine, carpes etc.). La longueur des filets varie de 20 à 100 yards. Ils utilisent également des glacières et la glace, provenant de N’Djamena ou de Pouss (Cameroun) pour garder les poissons à vendre frais, des bâches, glacières, des cartons et des sacs pour le transport des poissons frais.
Rendements des poissons/produit post capture
Les rendements de la pêche et du traitement post-capture sont relativement faibles. La plupart des pêcheurs et femmes utilisent très peu d’intrants de production de haute qualité et s’appuient sur des méthodes traditionnelles. Certaines méthodes traditionnelles de séchage et de fumage ne sont pas conformes aux bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication. La conservation du poisson est difficile en raison du manque d’infrastructures ou d’outils adéquats de conservation et des conditions climatiques et environnementales qui concourent à sa dégradation. De plus l’utilisation de produits chimiques non autorisés (insecticides, fia fia) pour le séchage et le stockage est un grave problème de santé publique.
Besoin en adaptation dans le système de production de la pêche
En résumé, le besoin d’adaptation se fonde sur les aspects suivants :
- La durée de la saison des pluies est en diminution et la température moyenne augmente. Cela est associé à une augmentation de la pression sur les ressources en eau en raison de la réduction du volume d’eau des lacs, des rivières et de la disparition des étangs.
- La disponibilité de la ressource halieutique diminue en raison d’un mélange de facteurs climatiques (précipitations et température) mais aussi d’autres facteurs, notamment la surexploitation. La viabilité des populations de poissons n’est pas prise en compte par les pêcheurs lors du choix de leur engin ou du moment de leur raison de capture
- Destruction de l’habitat en raison de techniques de pêche destructrices (méthodes prohibées : doumba, canaux de pêche, bam bam, tarotchawa, tarodjukun ou senne de plage, barrages, utilisation de pesticides, tapage d’eau)
- Migrations de pêcheurs à la recherche de meilleures zones de pêche
- Le potentiel de conflit entre les utilisateurs (entre pêcheur et éleveur) d’eau augmente
- La conservation du poisson est difficile en raison du manque d’infrastructures adéquates de conservation et des conditions climatiques et environnementales qui concourent à sa dégradation
- Les pertes post captures (liée aux conditions de transformation et de conservation de poissons : les poissons mal fumés pourrissent quelques jours après le fumage s’ils ne sont pas vendus. Les mareyeurs sont obligés de vendre au plus tard trois à quatre jours après l’opération)
1.3 Justification
La pêche artisanale contribue à la lutte contre la pauvreté et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le poisson constitue aujourd’hui une source importante d’aliments nutritifs accessible et une source de protéines animales et donc joue un rôle important dans l’amélioration de la sécurité alimentaire.
Dans la plaine d’inondation Waza-Logone, l’agriculture est considérée comme l’activité principale ; elle assure la sécurité alimentaire des ménages. Bien que la pêche génère généralement plus de revenus (Ziebé, 2015), elle est la deuxième ou la troisième activité après l’agriculture.
Figure 1 : Réponse des chefs des ménages enquêté sur leurs sources de revenue en 2020 dans 56 villages dans la zone d’intervention de la zone humide de Waza-Logone
Ce faisant, au cours de la campagne 2021/22, le projet vise à appuyer environ 350 ménages (pêcheur, mareyeuse et transformatrice) dans la pisciculture durable et des bonnes pratiques dans la filière post-capture dans le village Katoa et Lougoune-Gana au Tchad.
1.3.1 Description des mesures d’adaptation
En vue de remédier aux difficultés et d’augmenter la résilience des pêcheurs, des mareyeuses et des transformatrices de la filière post-capture contre le changement climatique, la mesure vise à renforcer la protection de la ressource halieutique et environnemental en sensibilisant les pêcheurs et mareyeuses sur les bonnes pratiques de pêche et en renforçant les capacités des pêcheurs dans la pisciculture durable.
En outre pour réduire la perte post capture et promouvoir la chaine des valeurs du poisson les pêcheurs, mareyeuse et transformatrice seront formés et appuyés dans les bonnes pratiques post capture et la transformation améliorée du poisson.
En plus, pour réduire la dépendance de la pêche, le projet promeut la diversification des activités en sensibilisant et en formant les pécheurs et les mareyeuses et transformatrices sur les sources de revenus complémentaires.
Les principales caractéristiques de la mesure d’adaptation dans le système de production de la pêche et du traitement post-capture sont présentées ci-dessous :
- Sensibilisation des pêcheurs, mareyeuses et consommateurs, notamment
- Aux changements climatiques et aux nécessités des bonnes pratiques de la pêche pour la protection de la ressource halieutique et la santé (y inclure la sensibilisation sur le calendrier de capture des différentes espèces de poissons et les méthodes de pêche autorisées et efficaces et l’impact du fia-fia sur la santé humaine) ;
- Au respect des bonnes pratiques d’hygiène pendant la capture, le traitement et la vente pour la protection de la santé publique et
- Formation, appui et supervision des pêcheurs, mareyeuse, transformatrices et groupements, notamment :
- Renforcer les capacités des pêcheurs dans la pisciculture durable : Y compris les pratiques de l’aménagement et de la gestion d’un étang naturel (fertilisation, empoissonnement, alimentation, surveillance de la qualité de l’eau)
- Formation sur la fabrication des aliments biologiques à partir des ingrédients locaux et la production des alevins pour l’élevage de poisson (pisciculture durable sans application des antibiotiques ou d’autres produits pharmaceutiques)
- Renforcer les capacités des groupements des pêcheurs dans le domaine de la vie associative (y compris gestion de la trésorerie, plan d’épargne, renforcement de la vision des investissements à long terme, réunions régulières, tenue des comptes, collecte de fonds)
- Renforcer les capacités des pêcheurs, mareyeuse et transformatrices dans la post-capture et transformation amélioré du poisson : Y compris
- Formation et équipement des pêcheurs et mareyeuse dans des bonnes pratiques post-capture (hygiène, traitement, stockage)
- Formation des pêcheurs, mareyeuse et transformatrices sur la production et application des bio-pesticides (à la base de Neem, Eucalyptus) au lieu de la fia-fia
- Formation et équipement des transformatrices sur les bonnes pratiques des transformations améliorées du poisson (séchage/fumage/salage)
- Renforcer les capacités des groupements dans le domaine de la vie associative (y compris gestion de la trésorerie, plan d’épargne, renforcement de la vision des investissements à long terme, réunions régulières, tenue des comptes, collecte de fonds)
- Formation, appui et supervision des groupements sur les sources de revenus complémentaires
- Formation sur la production des engrains biologiques à base de résidus de la transformation du poisson ;
- Sensibilisation et formation des transformatrices dans le domaine de la production d’huile de poisson pendant le fumage ;
- Formation sur la production de charbon écologique pour le fumage à base de paille de riz.
2 Objectives global et spécifiques
L’objectif global du projet est la diffusion de bonnes pratiques de pêche contribuant à la gestion durable des ressources naturelles (halieutiques) et à l’adaptation au changement climatique (y compris l’augmentation des revenus des communautés de pêcheurs, mareyeuses et transformatrices dans la zone transfrontalière de la plaine de Logone inférieur).
Les objectifs spécifiques sont :
- Protéger la ressource halieutique et environnementale en sensibilisant les pêcheurs, les mareyeuses et les consommateurs aux méthodes de pêche autorisées et en former les groupements dans la production de charbon écologique
- Favoriser les chaînes de valeur, en particulier les techniques de conservation améliorée de poissons (séchage et fumage) sous la responsabilité des femmes
- Protéger la santé publique en sensibilisant les producteurs au respect des bonnes pratiques d’hygiène et de production et conservation
- Promouvoir la diversification des sources de revenus en formant les groupements à des activités complémentaires
3 Localités d’intervention
La sélection des localités à soutenir est fondé tout d’abord sur le fait qu’il s’agit des villages localisés dans la zone d’intervention du projet qui n’avaient pas été soutenus par le projet en saison des pluies ou en contre-saison dans le domaine des mesures d’adaptation de l’agriculture. Au Tchad, il s’agit de Katoa, Lougoune-Gana et Karaska.
Le projet a mené une mission préparatoire à Katoa et Lougoune-Gana en février et novembre/décembre 2021. Sur la base des connaissances acquises, et un échange avec les experts de la CBLT, la direction des pêches du ministère de l’environnement et des experts tchadien de la pêche la mesure d’adaptation dans le système de production de pêche a été planifiée.
3.1 Lougoune-Gana
Lougoune-Gana, chef-lieu de la sous-préfecture du même nom, est située au bord du fleuve Logone et entouré de zones humides entre août et décembre.
Lougoune-Gana est habité principalement par l’ethnie Kotoko (qui occupent sept quartier), les Mousgoum (un quartier), les Massa (un quartier) et les Kabalaye (un quartier). La ville est dotée château d’eau muni des bornes fontaines qui alimentent seulement cinq quartiers. Le reste des quartiers utilisent l’eau des six pompes à motricité humaine.
L’activité principale de la localité est la pêche : au moins un membre de chaque ménage pratique la pêche et au moins une femme dans chaque ménage pratique une activité dérivée de la pêche. La population pratique également l’agriculture dont celle du riz par les Kotokos et le sorgho par les massas.
Le plus grand village le plus proche est Mailao, à environ 40 minutes en voiture (pas de route goudronnée). Mailao est situé le long de la route goudronnée qui mène de N’Djamena à Bongor. De l’autre côté du fleuve, à l’extrême nord du Cameroun, il n’y a pas de grands villages. L’accès aux principaux marchés comme Mailao, Mandelia, Loumia, Koundoul ou N’Djamena est difficile pendant la saison des pluies et jusqu’en décembre (zone inondée). Les produits sont acheminés vers les grandes villes par les minibus qui arrivent dans la ville de Lougoune-Gana en saison sèche. Pendant la saison de pluies, les bus de transport s’arrêtent à Madana, village situé à 20 km de Lougoune-Gana. Certaines femmes peuvent se déplacer à Mailao ou Loumia pour vendre leurs poissons fumés. Par contre celles disposant d’une faible quantité de poissons le vendent au village aux femmes avec les revenus moyens pour les revendre en dehors de leur lieu de résidence.
3.2 Katoa
Katoa est le chef-lieu de la sous-préfecture et du canton de même nom. Il est situé au bord du fleuve Logone à environ 80 km (environ 1h de voiture) au nord de Bongor. Katoa est accessible par une digue. Lorsque celle-ci est rompue ou en saison des pluies ; l’accès à Bongor devient difficile mais Pouss, un village camerounais de l’autre côté de la rivière, demeure toujours accessible. Les marchés principaux à proximité sont Bongor, Pouss et Maga.
Katoa est peuplé de Mousgoum, de Massa et d’autres groupes ethniques du Tchad à l’instar des Kabalaye, des Sara, etc. C’est une ville d’environ 3000 habitants (selon l’enquête réalisée par la sous-préfecture en 2020) et comprend trois quartiers (Katoa 1, Katoa 2 et Katoa 3). Les ménages sont alimentés en eau potable par deux châteaux équipes des bornes fontaines. Contrairement à la localité de Lougoune-Gana, la pêche (et ses activités dérivés) est une activité pratiquée par environ la moitié des ménages que compte Katoa.
3.2.1 Etat des interventions en développement rural dans les localités de Lougoune-Gana et Katoa
Outre un centre de santé, des structures éducatives et un marché pour les activités commerciales, une mairie, les services de sécurités (la gendarmerie), ces localités sont dotées d’un secteur de pêche. A Katoa il est composé de deux techniciens (en février 2021) sans moyens de déplacement pour assurer leurs rôles régaliens à savoir la sensibilisation, la formation des acteurs de la filière pêche pour la conservation des ressources halieutiques, contrôler la prise, et leur bonne gestion.
En plus de cette intervention directe du gouvernement, le ministère en charge de la question de la pêche à travers le Projet de développement de pêche (PRODEPECHE) a doté ces villages d’une plateforme de pêche composée d’un magasin, de quatre fours améliorés, de deux claies de séchage superposés, d’une plateforme de nettoyage de poisson sous un toit, d’un forage. De ces infrastructures, seul le magasin est utilisé. Ceci pour principalement deux raisons :
- Les pêcheurs et les mareyeuses ne veulent pas exposer leurs prises parce qu’ils ne veulent pas dévoiler la quantité de poisson qu’ils capturent ou qu’elles fument afin que l’on estime leur avoir ;
- La pêche, le fumage et le séchage de poissons sont des activités qui suivent la ressource : une fois que la prise devient moins importante dans le tronçon du Logone, les canaux de pêches et la plaine autour de ces villages, les pêcheurs vont de plus en plus loin et sont suivis par les mareyeuses qui vont pratiquer le fumage et le séchage de poisson in situ afin de minimiser les coûts de transport mais aussi de faire le travail à l’abri de regard ;
- La transformation est souvent faite par les femmes. Occupées à d’autres tâches ménagères, elles préfèrent le fumage et le séchage y compris le gardiennage à la maison pour prendre en compte ces taches.
Un autre soutien a été apporté par la Commission économique du bétail, de la viande, et des ressources halieutiques (CEBEVIRHA) à Lougoune-Gana, qui a fourni à deux associations deux (2) fumoir et un (1) séchoir améliorés. Malheureusement, les séchoirs ne sont pas utilisés par les femmes car, selon elles, ils ne répondent pas à leurs besoins.
Figure 2 : Séchoir en étage distribuer par CEBEVIRHA à Lougoune Gana | Figure 3 : Four amélioré distribuer par CEBEVRHA à Lougoune Gana |
3.2.2 Regroupements des professionnels du secteur pêche
3.2.2.1 Lougoune-Gana
On dénombre 06 groupements de pêcheurs dans la localité de Lougoune-Gana : Ngourkoula, Douka, Atatako, Dawa, Kabalaye et Zakora (février 2021). Les membres de Nourkoula pratiquent aussi la pisciculture. Il y a aussi une association des jeunes pêcheurs créée en 2017 et composée de 54 membres. Elle a pour objectif de limiter le déplacement des jeunes pêcheurs vers le lac Tchad, lac Fitri et le lac Iro. La ville de Lougoune-Gana regroupe en plus cinq (5) groupements féminins des transformatrices de poissons : Mou-Awoune, Zorkola, Kargoulou, Louba, Brimbakako Capitaine (novembre 2021).
Les associations suivantes cité pendant la première visite en février 2021 n’ont pas pu être identifiées en novembre 2021 : Ngourkoula, Houdouhi, Dibangué et Kousno.
3.2.2.2 Katoa
A Katoa, il y a un (1) groupement des pêcheurs, non fonctionnel par manque de subvention par les partenaires, huit (8) groupements des femmes dans les trois quartiers exerçant des activités dérivées et cinq (5) groupements des pisciculteurs. Les groupements des femmes et pisciculteurs sont mieux structurés et plus actifs que celui des pêcheurs. Les huit (8) groupements des femmes sont polyvalents : en plus de poissons, elles stockent des céréales pendant la récolte et revendent au moment opportun et pratiquent le maraichage en contre saison. Cependant les initiatives prises par les femmes pour l’autofinancement de leurs activités de transformation et de vente des poissons sont limitées.
3.2.3 Initiation à la pisciculture
La pisciculture est un concept nouveau dans la zone.
3.2.3.1 Lougoune-Gana
Même si les rencontres à Lougoune-Gana ne l’ont pas révélé, les associations (ou groupements) ont suivi des formations dispensées par le ministère en charge de la pêche.
La pisciculture est pratiquée en groupe dans un tronçon d’un cours d’eau traversant le village et sommairement aménagé. Il sert d’étang pour élever les alevins capturer dans le Logone ou dans la plaine pendant l’inondation. Les poissons devenus gros sont capturés en mars avant l’asséchement de l’étang. De plus une association des pêcheurs à Lougoune-Gana a aménagé des canaux de pêche. Elle achète les alevins et les nourrit avec le petit mil. La vente de la production se fait après 3 mois. L’utilisation des revenus générés par ces canaux reste à approfondir.
Malheureusement, lors de la deuxième visite en novembre 2021, le projet a constaté que cet étang naturel était complètement asséché et ne convenait pas à la pisciculture dans l’état actuel. Un investissement trop important serait nécessaire pour l’aménagement de cet étang. C’est pourquoi le projet a décidé de soutenir en 2022 que les associations de femmes dans la transformation du poisson à Lougoune-Gana.
3.2.3.2 Katoa
A Katoa en revanche, ce sont cinq (5) carrières qui retiennent l’eau toute l’année qui sont utilisées comme étangs, sans aménagement. Elles sont empoissonnées par des alevins capturés mais aussi avec les alevins achetés à Maga au Cameroun à environ 13km. Ces étangs ne sont pas créés professionnellement et l’utilisation humaine, comme le nettoyage au bord d’étang, peut nuire à l’élevage. Selon les entretiens, les poissons sont également nourris avec des médicaments (paracétamol) par le groupement des jeunes pêcheurs qui gère les sites. Les revenus issus de la vente des poissons sont répartis entre les dépenses pour la construction de salles de classe, le salaire des maîtres communautaires et les membres du groupement.
Ce sont ces groupements des pisciculteurs de Katoa qui seront appuyer par le projet dans la pisciculture en conséquence.
4 Méthodologie et Tâches
La mesure d’adaptation sera mise en œuvre par le prestataire en étroite collaboration avec la Commission du Basin du Lac Tchad et le projet GIZ. Dans ce qui suit, les tâches de l’équipe du projet et de la CBLT, sont indiquées en vert, les tâches sous la responsabilité d du prestataire en bleu.
Les détails de cette mesure se composent des étapes suivantes :
4.1 Etape préalable : Préparation de la mise en œuvre
L’étape préparatoire comprend quatre activités :
4.1.1 Choix de bénéficiaires ou groupement en fin novembre
Le projet a effectué deux missions pour sélectionner les bénéficiaires (groupements des pêcheurs et transformatrices). Il est prévu de soutenir des groupements des transformatrices (8 groupements à Katoa et 3 groupements à Lougoune-Gana) et cinq (5) groupement des pisciculteurs/trices qui pratiquent l’élevage du poisson dans cinq (5) carrières existantes à l’intérieur et autour de Katoa.
Tableau 2 : Liste des groupements et nombre de bénéficiaires par location et mesure
| N° | Groupement | Nombre de Membre | Lieu | Mesure |
| 1 | Zorkora | 17 | Lougoune-Gana | Transformation du poisson |
| 2 | Mou-Awoune | 15 | Lougoune-Gana | Transformation du poisson |
| 3 | Kargoulou | 15 | Lougoune-Gana | Transformation du poisson |
| 4 | Moudouki Assouti Mourdaki | 25 | Katoa | Transformation du poisson |
| 5 | Adia maye | 23 | Katoa | Transformation du poisson |
| 6 | Aloa Amultiwimu | 14 | Katoa | Transformation du poisson |
| 7 | Bonou | 12 | Katoa | Transformation du poisson |
| 8 | Mariako | 21 | Katoa | Transformation du poisson |
| 9 | Mohana | 22 | Katoa | Transformation du poisson |
| 10 | Zagara | 30 | Katoa | Transformation du poisson |
11 | Vraye | 09 | Katoa | Transformation du poisson |
| Total | 203 Bénéficiaires de la formation en transformation du poisson | |||
| 12 | Louba Gaigidankaye | 31 | Katoa | Pisciculture |
| 13 | Avai-Fouk | 30 | Katoa | Pisciculture |
| 14 | Atapaye | 25 | Katoa | Pisciculture |
| 15 | Bangawaye | 32 | Katoa | Pisciculture |
| 16 | Bangwaye | 13 | Katoa | Pisciculture |
| Total | 131 Bénéficiaires de la formation en pisciculture | |||
En total le projet envisage de soutenir onze (11) association des femmes, dont 203 bénéficiaires dans la transformation du poisson à Lougoune-Gana et Katoa et cinq (5) groupement des pisciculteurs/trices, dont 131 bénéficiaires, dans la pisciculture durable à Katoa.
4.1.2 Conception du matériel pédagogique en décembre – fin janvier
Avant le début des cours de formation, le projet et la CBLT en collaboration avec le prestataire sont chargée de collecter et de mettre à jour la documentation des matériels sur la sensibilisation et des matériels pédagogiques pour la formation sur les contenus suivants :
- Matériels de la sensibilisation :
- Méthodes de bonnes pratiques de la pêche
- Respect des bonnes pratiques d’hygiène et de production et conservation du poisson
- Matériels de formation :
- La pisciculture durable y compris la production des aliments
- Bonnes pratiques post-capture et la transformation du poisson y compris le respect de l’hygiène
- Production d’huile de poisson pendant le fumage
- Production des engrains biologiques à base de résidus de la transformation du poisson
- Formation sur la production de charbon écologique pour le fumage à base de paille de riz
- Production et application des bio-pesticides (à la base de Neem, Eucalyptus)
Le Prestataire est appelé à apporter sa contribution, en particulier dans le matériel de formation pour la pisciculture, la production de charbon durable et d’engrais.
Le projet et la CBLT ensemble avec le prestataire valideront les documents avant l’utilisation et le projet sera en charge de la reproduction pour la diffusion de ceux-ci pendant la campagne de sensibilisation et d’accompagnement des bénéficiaires.
4.1.3 Remise d’équipement aux bénéficiaires
Le projet prévoit un appui aux bénéficiaires en matériels pour la pêche et le traitement post-capture (glaciers, caisse isothermiques, fours mobiles, clé de séchage, gants, presse, moule etc.). Avant le commencement des formations, le projet s’occupera de l’acquisition des matériels. Ensuite, le projet et la CBLT, ensemble avec le prestataire et le secteur de la pêche planifieront la remise des matériels aux bénéficiaires. Le projet est responsable de la documentation de cette opération : signature de la fiche de remise et de consentement, la photo, et la production du rapport de remise.
Ensuite, le prestataire avec la participation du secteur pêche, exécutera l’opération.
4.1.4 Enquête de base en fin janvier 2022
L’enquête de base sera effectuée par le prestataire avec l’application KoboCollect sur base d’un questionnaire élaboré par le projet. Le projet veille à ce que le prestataire reçoive à l’avance l’équipement nécessaire et les instructions sur l’utilisation de l’application KoboCollect. En tout cas, le prestataire est tenu de se familiariser avec l’outil de suivi et de demander des éclaircissements par le projet si nécessaire. Au total, le prestataire doit interviewer environ 334 bénéficiaires (131 pêcheurs/pisciculteurs et environ 203 transformatrices de poisson).
4.2 Étape 1 : Sensibilisation et formations initiales des groupements de pêcheurs et de femmes
4.2.1 Sensibilisation des pêcheurs, les mareyeuses et les femmes pratiquent la transformation du poisson, ainsi que le consommateur en janvier
Au début de la mesure, prévu pour fin janvier, le prestataire effectuera (ensemble avec le secteur pêche, la CBLT et le projet) une campagne de sensibilisation des pêcheurs, mareyeuses et transformatrices sur les sujets suivants :
- Changement climatique (activité de sensibilisation sur le changement climatique, les conséquences sur la production de pêche et l’urgence de l’adaptation) ;
- Les méthodes de bonnes pratiques de la pêche pour la protection de la ressource halieutique (y compris les conséquences désastreuses des canaux des pêches).
- Sensibilisation des pêcheurs, mareyeuses et transformatrices au respect des bonnes pratiques d’hygiène pendant la capture, la transformation et la vente pour la protection de la santé publique (y compris une sensibilisation sur les impacts négatifs d’utilisation de fia-fia)
- Sensibilisation sur les sources de revenus alternatives et des pratiques durables (la diversification des sources de revenu (pisciculture, maraichage, charbon écologique, huile de poisson etc.)
- Lutte contre le Corona Virus : Le prestataire proposera un module de sensibilisation au Corona Virus.
Au total environ 400 personnes (200 par localité) seront sensibilisées sur une période de 2 jours par localité. Chaque jour, 50 personnes seront sensibilisées en deux sessions (matin et soir). Un mélange de présentations et de discussions plénières serait possible.
La campagne de sensibilisation sera accompagnée par un journaliste pour l’enregistrement d’une émission radio afin de sensibiliser les populations.
Le prestataire assurera aussi le soutien logistique et la coordination sur place de cette campagne de sensibilisation et accompagnera le journaliste sur le terrain.
Lors de cette campagne de sensibilisation et pendant toutes les rencontres et formations à suivre, les mesures hygiéniques (comme port du masque, lavage des mains) permettant d’éviter la propagation de Corona Virus et les mesures édictées par le gouvernement doivent être respectées. Une copie de la note du gouvernement, du décret présidentiel et des mesures d’hygiène à mettre en œuvre seront remis à l’ONG prestataire.
4.2.2 Formations
Après la campagne de sensibilisation à Lougoune-Gana et Katoa en fin janvier/début février, le prestataire, avec la participation du secteur de pêche, est responsable de dispenser les formations sur la transformation du poisson à Lougoune-Gana et Katoa.
A Lougoune-Gana les formations de transformation du poisson commenceront avant l’ouverture de la réserve Ngourkoula qui permet à la population de Lougoune-Gana de pêcher en contre saison entre février-avril.
A Katoa les formations sur la transformation du poisson commenceront après les formations à Lougoune-Gana. Les carrières et les canaux de pêche permettent aux transformatrices de disposer du poisson dans cette période.
Les formations en pisciculture commenceront déjà en mars-avril avec l’aménagement des étangs. A partir de la saison de pluie en juillet les formations en pisciculture (fertilisation, empoissonnement et alimentation et suivi de la qualité) continueront.
Les formations comprendront :
La pisciculture durable et écologique (mars-aout) :
- Formation des pêcheurs et mareyeuses sur les bonnes pratiques post capture y compris le respect des bonnes pratiques d’hygiène pour minimiser les pertes après la capture et protéger la santé des consommateurs
- Formation sur l’aménagement et la gestion durable et écologique (aménagement, fertilisation, empoissonnement, alimentation) d’un étang et l’itinéraire technique.
- Formation sur la production des aliments pour l’élevage du poisson
- Formation sur l’organisation des groupements (vie en association, fonctionnement, gestion d’une caisse et investissement dans des secteurs autres que le poisson afin de fructifier le capital). Des formations du groupement sur la vie associative sont indispensables pour assurer le bon déroulement des activités du projet et donc la pérennité du groupement. Le prestataire doit former le groupement aux aspects fondamentaux de la vie associative.
Bonnes pratiques de transformation du poisson (commencement en février) :
- Formation des transformatrices sur les itinéraires techniques des transformations du poisson améliorées (salage/séchage/fumage) y compris la production de l’huile de poisson et l’entretien et la maintenance des fours, les recommandations par rapport aux combustibles à utiliser
- Formation sur la production des engrais biologiques à base de résidus de la transformation du poisson
- Formation sur la production de charbon écologique pour le fumage à base de paille de riz
- Formation sur la production et l’application des bio-pesticides (à la base de Neem, Eucalyptus)
Il est prévu que 5-10 personnes de chaque groupement soient formées dans un aspect et jouent le rôle de leaders pour les membres d’association qui n’ont pas participé. Les formées sont tenues de transmettre ce qu’elles ont appris aux autres membres de l’association. Le prestataire est tenu à sélectionner les leaders selon certains critères (capacités linguistiques, capacités en termes de temps, intérêt d’agit comme formatrice, apparence sûre d’elle, compréhension rapide) en plus il doit s’assurer que tous les membres des groupements reçoivent la formation par les leaders.
A Katoa les membres du comité cantonal du développement seront invités aux différentes formations.
4.3 Étape 2 : Mise en œuvre de suivi et visites d’échange
4.3.1 Visites d’échange en mai et juillet
Le projet organisera en consultation avec le prestataire un échange avec d’autres pisciculteurs en juin//juillet dans la zone et un autre groupement des femmes en mai dans le but de renforcer les formations réalisées et de permettre un échange d’expériences entre les producteurs. Le prestataire accompagnera les groupements pendant les visites.
4.3.2 Appui continue et suivi dans la pisciculture durable en juillet – aout
Le prestataire, en participation avec les techniciens du secteur pêche, visitera les groupements au moins une deux fois en juillet et aout pour deux jours après les formations d’Etape 1. Au cours de cette visite, il évaluera le niveau de mise en œuvre des enseignements (fertilisation, empoissonnement, alimentation des étangs, production des aliments, suivi qualité d’eau et la vie associative) et donnera des conseils ou des formations supplémentaires (démonstration) qui permettront aux bénéficiaires d’améliorer leur production.
4.3.3 Suivi de mise en œuvre des enseignements sur les bonnes pratiques post capture et de transformation du poisson (mars-avril et sept)
Afin de soutenir les groupements dans les bonnes pratiques post capture et de transformation du poisson nouvellement apprises, le prestataire doive visiter les groupements une fois en mars et avril pour une période de deux jours dans chaque village. Pendant ces visites un appui continu sur les itinéraires techniques des transformations du poisson y compris la valorisation des déchets de poisson frais pour la production d’engrains biologiques et la production d’huile de poisson pendant le fumage et le charbon écologique est indispensable. Ils évaluent la situation, prodiguent des conseils et apportent des solutions aux problèmes rencontrés par les bénéficiaires dans la mise en pratiques des enseignements.
Afin de soutenir les groupements dans leur vie associative, le prestataire appuie les groupements dans leur vie associative, le fonctionnement de l’association, la gestion d’une caisse et l’investissement dans des secteurs autres que le poisson (stockage du riz et du sorgho) afin de faire fructifier le capital.
4.4 Etape 3 : Collecte des données, documentation et évaluation
4.4.1 Collecte des données, suivi et évaluation
Afin de calculer l’impact de la mesure, le prestataire réalisera une enquête de base, au début de la mesure en fin janvier/début février et une enquête d’évaluation en septembre auprès de tous les bénéficiaires en utilisant l’application KoboCollect. Le projet préparera les questionnaires à l’avance et formera le prestataire à l’utilisation de l’application KoboCollect. Une ou deux tablettes seront mise à la disposition du prestataire.
Le prestataire va aussi illustrer tous les faits marquants des missions et documenter toutes les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la mesure (d’accompagnement) ainsi que les solutions apportées. De même, il notera dans les différents rapports tous les problèmes enregistrés, les réponses apportées et les résultats obtenus. Des détails sur ces rapports sont présentés dans les annexes des présents termes de référence (TdR).
4.4.2 Livrables
Les rapports et les données (questionnaires, compte rendue (CR), etc…) à livrer par le prestataire sont détaillés dans le plan de la mission (voir tableau 1, colonne 5) :
Il est attendu du prestataire :
- Un rapport sur la campagne de sensibilisation au plus tard en mi-mars 2022
- Des comptes rendus des différentes formations, des visites de suivi, d’appui et de formation continue y compris une liste des participants et une documentation photo
- Un rapport intermédiaire des formations qui résume toutes les formations Etape 1 menées entre février-mai à Lougoune-Gana et Katoa en mi-juin 2022.
- Un rapport final contenant les principaux résultats et des recommandations pour les prochains cycles, à fournir en fin octobre 2022
- Les questionnaires de base et d’évaluation de la mesure au début et à la fin de la mesure remplie avec KoboCollect
Les modèles de rapportage à utiliser se trouvent échanger lors de la réunion initiale.
5 Résultats attendus
A la fin de la campagne :
- Les bénéficiaires maîtrisent les itinéraires techniques sur la pisciculture durable et peuvent reproduire l’expérience en toute autonomie ;
- Les bénéficiaires maîtrisent les itinéraires techniques des bonnes pratiques de la pêche et post-capture ;
- Les bénéficiaires ont adopté les différentes techniques améliorées de transformations du poisson qui leur étaient enseignées (séchage/fumage/salage) ;
- Les bénéficiaires ont acquis des connaissances en matière de gestion durable de la pêche et ont amélioré leur résistance aux effets négatifs du changement climatique dans le secteur de la pêche.;
- Les capacités des bénéficiaires sont renforcées dans l’organisation de l’association ;
- Les ménages bénéficiaires de la mesure ont constaté que leur production et leur revenu par rapport à l’année précédente ont augmenté d’au moins 10 % ;
- Le prestataire a recueilli les données de suivi dans le format ainsi qu’au moment requis par le projet pour permettre au projet de prendre (si nécessaire) des mesures correctives, d’évaluer le succès des mesures et de procéder à des adaptations pour des cycles ultérieurs de la mesure.
6 Période couverte par la mission
La mission s’étend sur une période de mi-janvier 2022 à fin octobre 2022.
7 Plan de la mission
Tableau 3 : Chronogramme des activités
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | |||||||||||
| Activités et sous-activités | Contenu de l´activité | Qui va le faire ? | Période de réalisation 01/11/2021 – 30/09/2022 | Quel document concret est attendu (compte rendu (CR), tableau, fiche, rapport…) | |||||||||||
| N | D | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | ||||
| Etape préalable | Préparation de la mise en œuvre | Projet/CBLT/Prestataire | |||||||||||||
| Mise à jour des matériels pédagogiques existants pour les différentes formations et la campagne de sensibilisation | Projet / CBLT / Illustrateur / Prestataire | x | x | Itinéraire technique ou manuel technique pour les différentes formations et la campagne de sensibilisation | |||||||||||
| Elaboration des questionnaires avec KoBoCollect puis la formation du prestataire | Projet | x | x | CR de la formation | |||||||||||
| Enquête de base des bénéficiaires | Prestataire | x | x | Questionnaire des bases rempli et envoyer au serveur | |||||||||||
| Remise des équipements aux bénéficiaires pendant les formations et lors de déplacement de l’équipe | Projet/ CBLT | x | x | Rapport de remise des matériels | |||||||||||
| Étape 1 : | Sensibilisation et formation des groupements des pêcheurs, mareyeuse et transformatrice | Prestataire/ Projet / CBLT | x | x | x | x | x | x | |||||||
| 1.1. Campagne de Sensibilisation | x | x | |||||||||||||
| 1.1.1 Sensibilisation des pêcheurs et femmes sur place | Sensibilisation sur 1. Changement climatique 2. Bonnes pratiques de la pêche 3. Respect des bonnes pratiques d’hygiène pendant la capture, le traitement et la vente pour la protection de la santé publique. 4. Lutte contre le Corona Virus | Prestataire avec la participation du Secteur pêche/ CBLT/ projet | x | x | Rapport de la campagne de sensibilisation à Katoa et Lougoune Gana y compris CR avec photo et liste de participants de la sensibilisation | ||||||||||
| 1.1.2 Sensibilisation des populations | Réalisation et Diffusion d’une émission sur la protection de la ressource halieutique et des bonnes pratiques de la pêche. · Accompagnement d’un journaliste au terrain et/ou être interviewer | Projet/Journaliste avec l’appui du prestataire | x | x | Emission(s) Radio | ||||||||||
| 1.2 Formation des groupements/bénéficiaires | x | x | x | x | x | ||||||||||
| 1.2.1 Former les bénéficiaires dans la pisciculture à Katoa | Organiser et réaliser des formations sures : 1. La pisciculture durable (aménagement d’un étang et l’itinéraires technique et gestion de l’étang (fertilisation, empoissonnement, alimentation) 2. La fabrication d’aliment pour élever les poissons 3. La vie associative | Prestataire | x | x | x | x | CR avec photo et liste de participants de la formation, y inclus le matériel utilisé pour la formation (fiche technique, autres…) Rapport des formations | ||||||||
| 1.2.2 Former les bénéficiaires dans les bonnes pratiques post-capture et la transformation du poisson à Lougoune-Gana et Katoa | Organiser et réaliser des formations sures : 1. Les bonnes pratiques post-capture (pêcheurs/mareyeuse) 2. Les bonnes pratiques de la transformation du poisson améliorées (salage, fumage, séchage) y compris la formation de la production d’huile de poisson pendant le fumage 3. Valorisation les déchets de poisson frais (production des engrains biologiques) 4. La production du charbon écologique 5. La production et application des bio-pesticides (à la base de Neem, Eucalyptus) 6. La vie associative | Prestataire | x | x | CR avec photo et liste de participants de la formation, y inclus le matériel utilisé pour la formation (fiche technique, autres…) Rapport des formations | ||||||||||
| 1.2.3 Visite d’échange (pisciculture) | 1. Organiser une visite d’échange avec autre pisciculteurs (lieu et temps à déterminer)
| Prestataire/ Projet/ CBLT | x | x | x | CR, Photo, Liste des participants | |||||||||
| 1.2.4 Visite d’échange (transformatrice) | 1. Echanges avec la présidente, la vice-présidente et la trésorière de l’union des femmes de Moulkou ou Bongor sur le fonctionnement d’une association, gestion d’une caisse et investissement | Projet / CBLT/ Prestataire | x | x | x | CR, Photo, Liste des participants | |||||||||
| Étape 2 : | Mise en œuvre et Formation Continue | x | x | x | x | x | x | ||||||||
| 2.1. Appui aux groupements (pisciculture) | Effectuer des visites auprès des bénéficiaires ou les groupements pour appuyer la mise en œuvre des enseignements de la formation initiales et suivi de qualité d’eau et la vie associative. Le cas échéant répéter des formations initiales qui permettront aux bénéficiaires d’améliorer leur production. | Prestataire//secteur pêche | x | x | x | CR de la visite, photos, liste des participants | |||||||||
| 2.2. Appui aux groupements (transformatrices) | Effectuer des visites auprès des bénéficiaires ou les groupements pour appuyer la mise en œuvre des enseignements (bonnes pratiques post capture et de la transformation du poisson, la vie associative) et le cas échéant répéter des formations d’étape 1 qui permettront aux bénéficiaires d’améliorer leur production | x | x | Suivi en Mars et Avril à Lougoune Gana et Katoa | |||||||||||
| Etape 3 | Suivi et évaluation | ||||||||||||||
| 3.1 Suivi et Evaluation | La collecte des données pour le suivi se fera directement à l’aide KoBoToolbox.
(Les questionnaires seront élaborés par le projet/CBLT) | Prestataire | x | x | Questionnaire 1 (enquête de base) et questionnaire 2 à la fin de la mesure rempli et envoyer au serveur | ||||||||||
| Etape 4 | Documentation | ||||||||||||||
| 4.1 | 1. Rapport de la campagne de sensibilisation 2. Rapport intermédiaire 3. Rapport Final 4. CR de chaque visite de suivi et formation | Prestataire | x | x | x | Rapport de la campagne de sensibilisation (Mars) Rapport intermédiaire (juin) Rapport Final (Octobre) Compte rendu des visites et rencontres (suivi) | |||||||||
9 Profil recherché
9.1 Prestataire
Les activités décrites dans les présents termes de référence seront réalisées par un prestataire National (ONG Nationale). Le prestataire doit bien connaitre la zone ainsi que les langues locales et les réalités socio-culturelles. Une expérience d’intervention dans la zone pilote est nécessaire. Le prestataire doit avoir une expérience préalable dans les projets de la pêche et pisciculture et la vie associative en milieu rural et l’accompagnement et formation des groupements paysans.
Le prestataire respectera la méthodologie énoncée dans les présents TdR, développés et validés. Il adoptera une communication adéquate qui permettra l’échange avec les bénéficiaires et une collaboration qui facilitera l’adoption de la mesure.
9.2 Profil et tâches du personnel du prestataire
Le prestataire mobilisera pour la réalisation de la mission les compétences suivantes :
- Un (01) spécialiste national dans la pêche, pisciculture durable et transformation de poisson : licence en science biologique ou agricole (bac+3 et plus) spécialisé en pêche et pisciculture (cf. grille d’évaluation ligne 2.1.1) ayant :
- Une expérience dans la formations et accompagnement des pêcheurs dans la pisciculture de 3 ans et plus (cf. grille d’évaluation ligne 2.1.2);
- Une expérience dans la formation et accompagnement des transformatrices dans le domaine de la transformation du poisson (séchage, fumage, salage, y compris la production d’huile de poisson et la valorisation des déchets de poisson sous forme d’engrais); de 3 ans et plus (cf. grille d’évaluation ligne 2.1.3) ;
- Une expérience de 3 ans et plus dans la formation et accompagnement sur la production du charbon écologique (cf. grille d’évaluation ligne 2.1.4);
- Une expérience la valorisation des déchets de poisson de 3 ans et plus (cf. grille d’évaluation ligne 2.1.5) ;
- Une expérience professionnelle générale de 5 ans et plus (cf. grille d’évaluation ligne 2.1.6);
- Une bonne maitrise de la langue français et des langues locales (Mousgoum/arabe local) est obligatoire.
- Un (01) spécialiste national dans la gestion des organisations paysannes : formé dans les sciences sociales/développement local, tout autre diplôme équivalent, BAC +3 et plus (cf. grille d’évaluation ligne 2.2.1), ayant
- Une expérience dans la formations et l’accompagnement des organisations paysannes de 3 ans et plus (cf. grille d’évaluation ligne 2.2.2);
- Une expérience professionnelle générale de 5 ans et plus (cf. grille d’évaluation ligne 2.2.3);
- Une expérience des enquêtes auprès des paysans avec les applications (CAPI) et bonne maitrise de la langue française et des langues locales (Mousgoum, arabe local) sont obligatoires (cf. grille d’évaluation ligne 2.2.4);
- Une expérience dans le domaine de la pisciculture durable, de la pêche ou de la transformation du poisson est un atout.
Le projet CBLT-GIZ, y compris les experts CBLT, organisera des missions ponctuelles de supervision tout au long de la prestation, pour veiller au respect des termes du contrat.
Transport des experts du prestataire pour la conduite de la mission : Le prestataire utilisera ses propres moyens du transport ou le transport public. La GIZ n’est responsable ni près ou de loin des incidents qui peuvent survenir pendant la conduite de la mission. Cependant, la GIZ se chargera de rembourser les factures relatives au diffèrent déplacement.
10 Dossier à fournir et critère d’évaluation
10.1 Dossier à fournir
Les dossiers seront soumis dans une enveloppe scellée portant le numéro de mise en concurrence, et comportant à l’intérieur 03 enveloppes réparties comme suit :
10.1.1 Enveloppe A : Dossier administratif
Le Dossier Administratif est composé des copies des pièces éliminatoires et des pièces complémentaires remplies signées et cachetées.
Pièces éliminatoires : (la non-présence ou la non-validité de l’une de ces pièces, conduit à l’élimination du soumissionnaire pour le reste de l’évaluation). Il s’agit de :
- Règlement intérieur et statut (obligatoire) ;
- L’autorisation de fonctionner (obligatoire) ;
- Le Certificat d’Identification Fiscal au nom de l’ONG (obligatoire) ;
- Une attestation de reconnaissance par la DONG/DONGAH (obligatoire pour les ONG) ;
- PV du dernier Assemblée Générale (obligatoire) ;
- Plan de localisation signé par les services des impôts (obligatoire) ;
- Attestation de domiciliation bancaire (obligatoire) ;
Pièces complémentaires (fournies par la GIZ et doivent être remplies et signées pour permettre à la GIZ de traiter vos dossiers. Leur présence dans le dossier administratif constitue un atout en cas d’égalité). Toutefois aucun prestataire, fournisseurs ne sera attributaire d’un marché à la GIZ sans avoir adhéré à ces conditions.
Il s’agit de :
- Déclaration d’intégrité (fournie par la GIZ à signer et remettre dans le dossier administratif : atout) ;
- Déclaration de consentement concernant la collecte et le traitement de données à caractère personnel (fournie par la GIZ à signer et remettre dans le dossier administratif : atout) ;
- Fiche d’inscription consultant (fournie par la GIZ à signer et remettre dans le dossier administratif : atout).
- Conditions générales des contrats (fournie par la GIZ à signer et remettre dans le dossier administratif : atout).
10.1.2 Enveloppe B : Offre technique (hard copie + fichier PDF)
- Une brève description du l’ONG
- Le CV des agents d’exécution de la mission sur le terrain : Expert dans la gestion des organisations paysan, Expert dans la pisciculture et Expert dans les bonnes pratiques post-capture et transformation du poisson
- Une brève description du travail montrant la compréhension de la mission par le soumissionnaire (1 page)
- Une brève note méthodologique du formation et d’accompagnement des producteurs et productrices (jusqu’à 4 à 5 pages) décrivant l’approche de la prestation en tenant compte de l’objectif de la prestation ;
- Un chronogramme des activités ;
L’offre technique ne devra comporter aucune information financière.
NB : Le dossier administratif et l’offre technique devront être soumis sous format papier ou en version électronique
- L’offre doit être signée, datée et porter nom et fonction du soumissionnaire.
10.1.3 Enveloppe C : Offre Financière
L’offre financière attendue de l’ONG comprendra essentiellement les rubriques suivantes :
- Personnel :
- Honoraire des deux agents.
- Restauration et logistique :
- Frais de mission des agents des services techniques de l’état
- Frais de mission des experts ;
- Forfait restauration pour les formations de l’Etape 1.
- Le coût forfaitaire pour le transport
Ci-dessous montre les rubriques générales du budget.
Le soumissionnaire doit indiquer en plus du PN : 18.2224.6-001.00 (GIZ -CBLT) et de l’appel d’offre N°83378209 les mentions obligatoires ci-dessous sur son offre :
- NIF GIZ: 6001557R et NIF du prestataire
- Quantité des services et ou bien(Unité)
- Dénomination du service : Nature et caractéristiques du service
- Prix unitaire hors TVA
- Date d’émission de l’offre
- Numéro de l’offre
- Taux et Montant de la TVA
- Total hors taxes et Montant TTC
- Nom et adresse du soumissionnaire
- NIF du soumissionnaire
- Validité de l’offre.
Tableau 4 : Rubriques générales des prix
| Libellé | Unité | Nbre | Qté | Prix Unitaire | Prix total | Remarque | |
| Honoraires | |||||||
| Honoraires Expert en pêche / pisciculture et transformation du poisson | Hoe / mois | 1 | 9 | Pendant son séjour à Katoa, l’expert effectuera :
1 mission de sensibilisation de 4 jours + 2 jours de voyage à LG
1 mission de formation étape 1 de 10 jours + 2 jours de voyage à LG
1 mission de suivi à LG en mars de 8 jours+ 2 jours de voyage
NB : les deadlines des taches à effectuer à Katoa, lieu d’affectation de l’expert, seront communiqués au soumissionnaire retenu. | |||
| Per diem (jours plein) | Hoe / jr | 1 | 22 | ||||
| Per diem (jours réduit) | Hoe / jr | 1 | 06 | ||||
| Nuitée (hébergement) | Hoe / jr | 1 | 25 | ||||
| Honoraires Expert en gestion des organisations des paysans | Hoe / jr | 1 | 39 | L’expert effectuera : 1 mission de collecte des données (enquête de base) à LG et Katoa de 8 jours (plus 3 jours de voyage)
1 mission de formation étape 1 à LG (Groupement des femmes) en février/mars de 3 jours (plus 2jours de voyage)
1 mission de suivi I des groupements des femmes à LG en Avril/mai de 2 jours (plus 2 jours de voyage)
1 Mission II de formation étape 1 à Katoa pour les groupements des jeunes pêcheurs (pisciculture) et femmes (transformatrice) en mars/avril de 07 jours (plus 2 jours de voyage)
1 Mission de suivi I des groupements des jeunes pêcheurs à Katoa et des femmes en mai/juin de 6 jours (plus 2 jours de voyage)
1 Mission de collecte des données (enquête finale) de 10 jours à LG et à Katoa (plus 3 jours de voyage) | |||
| Per diem (jours plein) | Hoe / jr | 1 | 36 | ||||
| Per diem (jours réduit) | Hoe / jr | 1 | 14 | ||||
| Nuitée (hébergement) | Hoe / jr | 1 | 44 | ||||
| Logistique et restauration | |||||||
| Appui à la restauration campagne de sensibilisation | FF / hoe | 400 | Sensibilisation : 2*2*100 (2 jours de sensibilisation pour 200 personnes par localité) | ||||
| Appui à la restauration formation étape 1 pisciculture | FF / hoe | 350 | Pisciculture durable : 7*50 (6jours de formation 50 pisciculteurs par localité + 1 jours de visite d’échange) | ||||
| Appui à la restauration formation étape 1 transformation | FF / hoe | 680 | Transformation : 10*30 (10 jours de formations pour 30 personnes à LG) + 10 jours de formation à Katoa 10*56, 1jours visite d’échange vie associative par localité, femmes et hommes) 2*20 (10 hommes et 10 femmes) | ||||
| Transport expert en gestion des organisations paysanne (N’Djamena- Logoune Gana- Katoa-N’Djaména) | FF / km | 2 | 668 | 2 missions, à justifier | |||
| Transport expert pisculture et transformation (Katoa- Logoune Gana- Katoa) | FF / Km | 3 | 538 | 3 missions, à justifier | |||
| Transport expert en gestion des organisations paysanne (N’Djamena- Logoune Gana- N’Djaména) | FF / km | 2 | 166 | 2 missions, à justifier | |||
| Transport expert en gestion des organisations paysanne (N’Djamena- Katoa- N’Djaména) | FF / km | 2 | 640 | 2 missions, à justifier | |||
| TVA (0% basé sur l’exonération de la GIZ) | |||||||
| TOTAL TTC (F CFA) (avec le forfait de directives GIZ = km x 0,03 x prix du litre de carburant) | |||||||
| Arrêté la présente offre à la somme de (en lettres) : | |||||||
NB : Le respect du cadre de devis ci-dessus est de rigueur et servira de base pour votre offre financière. Toute offre financière non détaillée et ne respectant pas les rubriques de ce tableau des prix sera corrigée ou rejetée le cas échéant lors de l’évaluation des offres.
Chaque offre doit être signée, datée et porter le nom et fonction du soumissionnaire.
*Grille GIZ conformément à cette mission :
| Autres localités | |
| Taux réduit (Jour de voyage) | Taux plein (Jour au terrain) |
| Jours | |
| 10 000 | 15 000 |
| Nuitées | |
| 15 000 | |
NB : le payement se fera après la validation du rapport final et de la base de données.
10.2 Critères d’évaluation
Avant de procéder à l’évaluation détaillée des offres, la GIZ s’assurera que chaque offre remplit les critères de recevabilité, est dûment signée et est présentée dans la langue requise.
L’évaluation des offres se fera suivant les trois (3) principales étapes ci-dessous :
10.2.1 L’évaluation administrative
Il sera procédé ici à la vérification de la présence et de la validité des pièces du dossier administratif. L’absence ou la non-validité de l’une des pièces éliminatoires, entraine le rejet de l’offre.
Pour les pièces complémentaires, elles sont obligatoires pour le traitement des dossiers de chaque soumissionnaire. Leurs présences dans le dossier administratif si elles sont déjà remplies et signées, constituent un atout en cas de compétence égale. Si elles n’existent pas, ou pas dument signées dans le dossier administratif, le soumissionnaire serait tenu de le faire dans tous les cas avant le passage à l’étape technique.
Si le nombre minimal de cinq (5) dossiers complets a été atteint, la commission ne procèdera à aucun repêchage. Dans le cas contraire, la commission procédera au repêchage des soumissionnaires qui ont présenté des dossiers administratifs les plus complets parmi les moins complets et les invitera à compléter les dossiers dans un délai de 24h.
Passé ce délai accordé, même si le nombre minimal n’a pas été atteint, les dossiers techniques des soumissionnaires ayant présentés les dossiers administratifs aux complets et ceux ayant complétés leurs dossiers administratifs seront remises à l’équipe de l’évaluation technique pour leurs analyses.
10.2.2 L’évaluation technique
Elle prendra en compte les offres jugées recevables après la vérification d’aptitude à conduire l’activité. Elle sera faite sur la base de la grille d’évaluation technique en annexe.
NB : – Joindre aux CV des experts, la photocopie de leur diplôme et de leur pièce d’identité ;
- Seuls les soumissionnaires ayant totalisé une note minimale de 55 points sur 100 seront retenus pour l’étape suivante.
10.2.3 Evaluation financière
Elle prendra en compte les entreprises qualifiées à l’étape technique et se déroulera suivant les étapes suivantes :
- La vérification de la conformité entre les prix en lettres et ceux en chiffres. S’il y a contradiction entre les prix en lettres et ceux en chiffres, les prix en lettres prévaudront et ceux en chiffres seront corrigés ;
- La vérification des calculs. Ainsi s’il y a contradiction entre le montant total de l’offre et le montant total obtenu par application de la quantité au prix unitaire, ce dernier prévaudra et le montant total sera corrigé.
11 Pondération
11.1 Evaluation technique
L’évaluation technique se fera suivant les critères inscrits dans la grille de notation.
NB : Seuls les soumissionnaires ayant obtenu une note technique (NT) minimale de 55 points sur 100 seront retenus pour la suite du processus.
La note technique est déterminée selon la formule suivante :
Note Technique (NT)= (Nombre de points obtenus )/(Meilleur nombre de points) ×70
- Evaluation financière
A la suite de la correction des erreurs de calculs arithmétiques, les offres financières seront pondérées de la manière suivante :
Note Financière (NF)= (Montant le plus bas )/(Montant du soumissionnaire) ×30
- Evaluation globale des offres
Elle consistera à attribuer les notes finales aux soumissionnaires ainsi qu’il suit :
Note Globale (NG) = NT + NF
Le soumissionnaire ayant obtenu le maximum de points après l’addition des notes technique et financière par lot, sera déclaré adjudicataire du marché par lot sous réserve qu’il présente sous 72h les originaux de son dossier administratif y compris l’attestation de mise à jour de la CNPS tous deux en cours de validité.
NB :
- La GIZ se réserve le droit de vérifier l’authenticité des pièces administratives demandées, auprès des services compétents en charge de délivrance. En cas de non-authenticité de l’une de ces pièces, le soumissionnaire se verra retiré de la liste des soumissionnaires éligibles pour la suite de la procédure. Il sera donc responsable des conséquences qui adviendraient.
- L’information sur la fin de la procédure sera communiquée par mail et affiche devant nos Bureaux. Seuls les soumissionnaires ayant d’adresse mail seront informés de la fin de la procédure. Pour ce faire, nous vous invitons à inscrire votre adresse mail fonctionnelle sur la liste de dépôt des offres.
12 CONDITIONS DE SOUMISSION
L’acquisition du Dossier d’Appel d’Offre est gratuite. Néanmoins le Soumissionnaire supportera tous les frais liés à la préparation et à la remise de son offre, y compris les frais liés à la participation à la visite de site s’il y a lieu et l’Acheteur ne sera en aucun cas responsable de ces frais, ni tenu de les payer, quels que soient le déroulement et l’issue de la procédure d’appel d’offres.
12.1 Droit de réserve
La GIZ se réserve le droit d’accepter ou de rejeter l’offre, à tout moment avant l’attribution du marché, sans encourir pour autant une responsabilité quelconque vis-à-vis des soumissionnaires concernés et sans être tenu d’informer les soumissionnaires affectés des raisons de sa décision.
12.2 Langue et monnaie
Les offres ainsi que toute correspondance échangée entre le soumissionnaire et la GIZ dans le cadre du présent appel d’offres seront rédigées en français.
Les propositions de prix seront libellées dans la monnaie locale du pays dans lequel le marché sera exécuté (en Francs CFA).
12.3 Conditions et délai de recevabilité
- Recevabilité des offres physiques
Le dossier administratif, l’offre technique et l’offre financière doivent être présentés séparément, chacune dans une enveloppe scellée, avec intitulée, « dossier administratif » et « offre financière » ; toutes les deux enveloppes dans une grande enveloppe, portant la mention « Appel d’offres n° 83378209 :« Accompagnement des pêcheurs, mareyeuses et groupements pour la mise en place des mesures d’adaptation au changement climatique : Appui à la pisciculture durable et aux bonnes pratiques de traitement post-capture et transformation du poisson».
Les offres doivent être soumises au plus tard le 07/02/2022 à 15 : 30 heures au Bureau de l’Antenne GIZ à N’Djaména au Tchad, rue 3258, porte 247 au quartier Klémat.
NB : cet appel d’offre est soumis aux conditions générales des contrats de la GIZ (voir annexe).
Pour toute demande de renseignements complémentaire, veuillez-vous adresser à l’adresse mail suivante : TD_Inquiry@giz.de ; ou envoyez une correspondance à l’adresse ci-dessus avec comme objet : demande de renseignement relative à l’Appel d’offres N°83378209 : Accompagnement des pêcheurs, mareyeuses et groupements pour la mise en place des mesures d’adaptation au changement climatique : Appui à la pisciculture durable et aux bonnes pratiques de traitement post-capture et transformation du poisson. La date limite de demande de clarification est au plus tard le 30/01/2022. Les réponses aux éventuelles questions de clarifications seront envoyées par mail à tous les soumissionnaires au plus tard le 31/01/2022 à 16Heures.
Fait à N’Djaména, le





















