Intersos recrute un chef de mission, Plusieurs destination

 

Contexte :

Le conflit dans le bassin du lac Tchad s’est aggravé au cours des trois dernières années suite à l’intensification des attaques de BH contre les civils, ce qui a conduit des millions de personnes à fuir leurs maisons, entravant l’accès aux services de base et détruisant les infrastructures locales.

Selon les résultants de cadre harmonisé du 16 mars 2019, la population totale de la province du Lac est estimée à 616 625 personnes. Pendant que la matrice de suivi des déplacements, selon la note de synthèse plaidoyer du Plan Provincial de Sécurité et de Développement (PPSD) du Lac 2019-2023, a identifié une population déplacée totale de 178 928 individus (Avec plus 16 047 réfugiés, 133 338 déplacés internes et 42 788 retournés et 2802 ressortissants des pays tiers).

L’accès limité à l’eau potable (43%) et à l’assainissement (10%) affecte la situation sanitaire et nutritionnelle du pays. Les agriculteurs des îles lacustres ont dû abandonner leurs parcelles de terre et leurs stocks de nourriture en raison du conflit, de sorte que l’absence d’activités alternatives génératrices de revenus entraîne une aggravation de la situation en matière de nutrition et de sécurité alimentaire. En outre, l’aggravation de la situation humanitaire provoque des mouvements continus de la population à la recherche de nourriture et de revenus.

La forte prévalence de la malnutrition aiguë et les taux de mortalité élevés dans les districts sélectionnés et, en particulier, dans les 33 localités cibles, qui dépassent de loin les seuils d’urgence conventionnels, indiquent la nécessité immédiate d’une intervention humanitaire d’urgence.

La présence d’acteurs humanitaires dans les villages d’accueil des communautés de retour dans la province du Lac est plus que nécessaire pour apporter une réponse appropriée aux différents problèmes observés (destruction des moyens de subsistance, des biens, des liens sociaux, et effondrement des institutions et de l’appareil gouvernemental, ainsi que la faible disponibilité et/ou capacité des services et infrastructures de base tels que la santé, l’éducation, l’eau et l’assainissement et l’accès très limité aux activités génératrices de revenus, notamment l’agriculture de subsistance, la pêche et l’accès au marché pour les petites entreprises de la région). Dans la zone de retour (comme dans les départements ciblés par ce projet), le système de santé reste faible, exposant le département à des risques d’épidémie et à des maladies persistantes telles que la rougeole, le paludisme, l’hépatite E et le choléra. La situation nutritionnelle est devenue extrêmement préoccupante. Les résultats de l’enquête SMART 2019 révèlent une prévalence de la malnutrition aiguë globale (MAG) de 12,9 % en 2019. Le seuil d’urgence de 15 % est dépassé dans 9 des 23 provinces. Sur les 23 provinces du pays, 13 d’entre elles ont un taux supérieur au seuil d’urgence de 2 %. La situation nutritionnelle est également préoccupante dans la province du Lac avec un taux de 1,5% de MAG, proche du seuil d’urgence de 2% dans un contexte de mouvements de population et d’insécurité.

A travers son projet, INTERSOS vise à adresser les causes profondes de la malnutrition en améliorant la production et la consommation alimentaire : les communautés seront soutenues dans la reprise des activités qu’elles ont dû abandonner en raison des déplacements et, en conservant les capacités techniques d’INTERSOS, elles consolideront leurs compétences dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Considérant que seulement 29% des sites ont accès à une source d’eau protégée, le projet vise à combler également cette importante lacune en matière d’infrastructures sanitaires par la construction de latrines et la redynamisation des points d’eau et par la sensibilisation aux bonnes pratiques d’hygiène dans les unités nutritionnelles.

Etant donné la propagation du COVID-19, INTERSOS prévoit de réorienter les activités en suivant les mesures prises par le gouvernement tchadien et les mesures standard de prévention :

Le risque de propagation du virus et d’une augmentation de cas est assez prévisible. Vu le faible système sanitaire dans le pays qui ne permet pas de mettre en place une réponse efficace au cas où il y aura une aggravation de la situation et de prendre en charge nombreux cas de coronavirus, l’objectif du projet sera de mettre en place tous les mesures qui permettront d’éviter la propagation du virus et au même temps de ne pas congestionner les infrastructures sanitaires.

General purpose of the position :

  • Le/la Chef de Projet est responsable de la coordination, implémentation et le suivi des activités dans la zone citées ci-haut d’intervention ;
  • Il/elle sera en charge de garantir la planification cohérente de la mise en œuvre des activités du projet, tout en respectant le planning opérationnel définit en lien avec la Coordination de la mission.

Main responsibilities and tasks :

Pour le personnel local :

  • En coordination avec le siège, définition de la politique de gestion du personnel national ;
  • Veille à la mise en place du règlement d’ordre intérieur de la mission.

 

Education :

Formation supérieure généraliste : Économie, Gestion administrative et financière, Sciences politiques, Diplôme universitaire en matière humanitaire. Alternativement solide expérience terrain.

Professional experience : Au moins 5 ans d’expérience en tant que Chef de Mission ou d’une autre position de coordination et de gestion dans des contextes humanitaires d’urgence

Professional requirements : 

  • Expérience dans la mise en œuvre des activités financées par les bailleurs de fonds de l’ONU ou ECHO ;
  • Bonne capacité de rédaction des propositions de projets et de rapports ;
  • Sens de l’organisation, de la gestion et de la planification ;
  • Capacité à travailler dans un délai serré, avec peu de supervision et sous pression ;
  • Grande capacité de communication, écrite et orale, et à entretenir des relations avec une expérience dans la gestion des équipes ;
  • Aptitude à prendre l’initiative et travailler de façon autonome.

Languages :

Français courants (parlé, lu, écrit) indispensable.

Personal requirements :

  • Esprit d’adaptation à des conditions de vie simples, à un climat sec chaud/très chaud et à des contraints de sécurité ;
  • Capacité de communication et de travail en équipe et dans un contexte multiculturel ;
  • Respect des valeurs/mission INTERSOS ;
  • Précédentes expériences en Afrique et dans des contextes humanitaires d’urgence (souhaitable) ;
  • Bonne connaissance de l’anglais et/ou italien (souhaitable).

 

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